Birmanie : Aung San Suu Kyi va sortir de son silence

16 Septembre, 2017, 11:05 | Auteur: Armand Coulomb
  • Crise des Rohingyas Aung San Suu Kyi

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi souhaite finalement s'exprimer devant la nation sur l'actuelle crise des Rohingyas qui touche son pays.

Quant au Conseil de sécurité qui se retrouvait à huis clos, hier, pour discuter des violences dans l'État birman de Rakhine, il s'annonce divisé.

"Les relations d'Aung San Suu Kyi avec les Rohingyas ont toujours été difficiles et cruelles", explique le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui avait rencontré en 2012 à Berne la Prix Nobel de la paix qui est devenue la cheffe du gouvernement birman.

Une situation qui n'a pas laissé le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, indifférent.

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a fait savoir de son côté qu'elle annulait un déplacement à l'ONU et promis de sortir publiquement de son silence.

Échange musclé entre une habitante de Saint-Martin et Emmanuel Macron — Irma
En l'occurrence, il s'agissait d'un vrai lit, dans la maison qu'un gendarme avait libéré pour la circonstance. En revanche, point important, il a bien dû se laver avec un seau, toute l'île ayant subi une coupure d'eau.

'J'appelle les autorités de Birmanie à suspendre les activités militaires et la violence et à faire respecter la loi', a pour sa part déclaré M. Guterres, au cours d'une conférence de presse à New York. 370.000 exilés En un mois de temps, près de 370.000 Rohingyas ont fui Rakhine, dans l'ouest du pays, vers le Bangladesh. Lors de l'Assemblée générale de l'ONU de l'an dernier, elle s'était engagée de la tribune à défendre les droits de la minorité musulmane. Cette communauté souffrant de la dégradation de leur situation humanitaire continue de fuir l'horreur engendrée par la flambée de violences depuis fin août.

Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine. La conseillère d'État du Myanmar (anciennement Birmanie) est la cible de pressions internationales pour que cesse la répression contre la minorité rohingyas par l'armée. Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés et affamés, après des jours de marche sous la pluie et au péril de leur vie.

Dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé hier les Nations unies à " des actions audacieuses et décisives ".

"Nous vous demandons d'agir immédiatement pour faire cesser les attaques militaires aveugles sur des civils innocents", a indiqué le texte signé entre autres par le Bangladais Muhammad Yunus, la Pakistanaise Malala Yousafzai et le Sud-Africain Desmond Tutu.

Quant à l'Ong Human rights watch, elle s'est attendue à des "décisions substantielles" qui seraient prises par le Conseil de sécurité, notamment un embargo sur les armes en Birmanie.

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