Nouvelles sanctions américaines contre l'Iran

16 Septembre, 2017, 05:57 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Nucléaire iranien projet de réunion à l'ONU des signataires de l'accord de 2015

Le principal sujet des discussions sera le dossier iranien, alors que Donald Trump a laissé entendre qu'il souhaitait remettre en question l'accord signé sur le nucléaire de Téhéran. En vertu de cet accord, l'Iran accepte de restreindre ses activités d'enrichissement d'uranium, en échange d'une levée des sanctions occidentales et internationales.

Donald Trump doit décider d'ici la mi-octobre, s'il "certifie" ou non devant le Congrès que Téhéran respecte les termes de cet accord. Les Iraniens "violent les différents termes" de l'accord et son "esprit", a déclaré jeudi Donald Trump. Dans son dernier rapport d'étape, publié fin août, l'Agence internationale de l'énergie atomique, estime que l'Iran respecte bien ses engagements.

Le président américain a également décidé ce jeudi, de maintenir l'allègement des sanctions liées à l'accord sur le nucléaire iranien, tout en qualifiant ce geste de "temporaire".

" Cette suspension ne va pas nous empêcher d'avancer les intérêts nationaux américains en s'opposant aux agressions de l'Iran et ne préjuge pas de la décision ultime que le président prendra sur [l'accord nucléaire] ", a-t-il ajouté, sans indiquer à quelle date le président Trump prendrait cette décision.

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En parallèle, plusieurs pays tentent d'organiser la semaine prochaine, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, une réunion des sept signataires de l'accord de 2015. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a affirmé pour sa part que l'accord iranien n'était pas renégociable.

Après plusieurs années de tensions avec l'Occident, l'Iran est parvenu en juillet 2015 à un accord avec plusieurs grandes puissances mondiales - le Royaume-Uni, la Chine, la France, la Russie, les Etats-Unis et l'Allemagne.

Parmi les entités ciblées par ces nouvelles sanctions, figurent l'entreprise Saba Engineering Company (SABA), accusée d'apporter son soutien au programme iranien de missiles balistiques en soutenant les Gardiens de la Révolution en Iran, deux compagnies aériennes ukrainiennes accusées entre autres de fournir le transport de combattants et d'armes en Syrie, ainsi que des réseaux et individus accusés d'avoir participé, depuis 2011, à des cyberattaques d'institutions financières américaines.

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