Nicolas Dupont-Aignan : le "miraculé" tente un retour

17 Septembre, 2017, 14:07 | Auteur: Armand Coulomb
  • Pour Dupont-Aignan, Marine Le Pen «n'a pas su vendre» l'union des droites

Malgré des législatives difficiles après son ralliement à Marine Le Pen, il espère rassembler de la droite à l'extrême droite.

Afin de marquer son retour en tant que politique dans l'opposition, Nicolas Dupont-Aignan n'oublie pas d'écorcher au passage le président de la République: "Emmanuel Macron a fait une recomposition politique, il faut le reconnaître". Ce que craint Nicolas Dupont-Agnan c'est de laisser " la France dans le duo infernal entre Macron et Mélenchon ". "Au delà de l'affaire du débat" d'entre-deux tours manqué par Marine Le Pen, "quelle ligne politique?" Invité ce jeudi de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Nicolas Dupont-Aignan s'est dit favorable à un rapprochement avec Marine Le Pen et Laurent Wauquiez. "Si nous nous ne faisons pas la recomposition politique équivalente, c'est-à-dire si nous ne rassemblons pas ceux qui ont un projet alternatif et si nous ne nous mettons pas d'accord sur un beau programme commun, nous serons éternellement minoritaires". "Je ne veux pas que chaque parti reparte dans son couloir", a-t-il lancé.

"Il ne faut pas trop parler des personnes mais de la base. Il a montré qu'il était capable de risquer sa peau politique" avec son alliance avec Marine Le Pen, salue l'un de ses interlocuteurs à droite de la droite.

Streaming Getafe - FC Barcelone
Du côté du club catalan comme du côté de l'équipe de France, on attend d'en savoir plus sur cette lésion musculaire. Se touchant la cuisse gauche, le Français s'est alors assis au sol, faisant signe qu'il ne pouvait pas continuer.

Candidat à l'élection présidentielle, le député de l'Essonne affirme avoir enregistré 3 000 adhésions à son mouvement cet été, qui en compterait aujourd'hui 17 000.

Mais pour Nicolas Dupont-Aignan, il s'agit aussi et surtout de se relancer politiquement, lui qui a senti passer "le vent du boulet", au vu des manifestations le visant dans sa ville de Yerres (Essonne) entre le second tour de la présidentielle et les législatives.

A DLF, "on n'a pas de divisions, car ceux qui n'étaient pas d'accord sont partis", sourit-il. Une alliance inédite qui lui avait valu de nombreuses critiques jusqu'à l'intérieur même de sa formation politique. L'écueil, pourtant, est grand: Laurent Wauquiez, favori pour la présidence des Républicains qui se jouera en décembre, aussi bien que les ténors frontistes, excluent régulièrement de travailler les uns avec les autres. Nicolas Dupont-Aignan prédit "500.000 chômeurs" supplémentaires "dans les prochains mois" avec l'application des ordonnances réformant le droit du travail.

Recommande: