Ankara, Téhéran et Bagdad envisagent des mesures de rétorsion — Référendum au Kurdistan

23 Septembre, 2017, 19:36 | Auteur: Armand Coulomb
  • En prévision du référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien

En réalité, Israël, pourtant très proche allié des Etats-Unis, est le seul pays à s'être prononcé publiquement pour un Etat kurde indépendant à l'approche du référendum prévu en Irak, au nom des bonnes relations entre Kurdes et juifs et, selon des experts, dans l'espoir d'endiguer l'influence de l'Iran et de l'islam radical.

Le texte précise que le référendum menace la sécurité nationale de la Turquie.

Le référendum prévu le 25 septembre pourrait avoir des "conséquences négatives aux plans politique, sécuritaire et humanitaire", a souligné le porte-parole.

L'opposition de la Turquie à l'indépendance du Kurdistan irakien est susceptible de compromettre la viabilité d'un éventuel État kurde, notamment parce que le Kurdistan irakien tire ses principales recettes de l'exportation du pétrole qui se fait via un oléoduc débouchant dans le port turc de Ceyhan.

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Les Etats-Unis sont divisés sur ce mouvement: la tradition veut que joueurs, entraîneurs et spectateurs se lèvent et se découvrent la tête pour entonner l'hymne, regard tourné vers le drapeau, dans un moment de communion patriotique.

Lors d'un discours à la tribune de l'ONU mardi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde les autorités du Kurdistan irakien: "Ignorer la position claire et résolue de la Turquie sur ce sujet pourrait mener à un processus qui priverait le gouvernement régional du Kurdistan irakien des opportunités dont il bénéficie actuellement", a-t-il déclaré.

La conférence de presse que devait tenir samedi matin à Erbil le président du Kurdistan irakien Massoud Barzani sur le référendum d'indépendance a été reportée à dimanche, a-t-on appris auprès du cabinet du Premier ministre kurde.

Lors d'une réunion tripartite inhabituelle mercredi à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, les chefs de diplomatie des trois pays ont réitéré leur "opposition sans équivoque au référendum".

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