Affaire Grégory : les Jacob fixés sur leur contrôle judiciaire vendredi

27 Octobre, 2017, 11:04 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Une pièce à conviction de l'affaire Grégory

La décision sera rendue vendredi. Son avocat, Me Stéphane Giuranna, invoquera notamment un tableau réalisé par les enquêteurs en 1984, indiquant que la présence des Jacob à leur travail à l'heure du crime avait été "vérifiée auprès de l'employeur".

Si l'assouplissement du contrôle judiciaire devait être refusé, l'avocat de Marcel Jacob a d'ores et déjà annoncé qu'il étudierait "la possibilité de former un pourvoi en cassation" et qu'il pourrait déposer une nouvelle demande de modification du contrôle judiciaire. "Il vit au milieu de nulle part, il n'y a pas de transports en commun ", explique Me Giuranna. Quatre mois plus tard, ils demandent à rentrer chez eux dans deux procédures distinctes: Marcel Jacob sollicite une modification de son contrôle judiciaire, une requête plaidée mercredi - en son absence - et mise en délibéré à ce vendredi. "Je ne demande pas à ce que mon client soit complètement sorti de cette affaire en l'état". "La cour s'est laissée le temps de la réflexion", a déclaré l'avocat de Marcel Jacob, Me Stéphane Giuranna, laissant "présumer" que les juges rendraient une décision commune aux deux époux. Les Jacob se sont mariés le 16 octobre 1965, dix-neuf ans jour pour jour avant la disparition de leur petit neveu Grégory Villemin, et passent pour un " couple fusionnel " dans le coin, inséparables. "J'ai plaidé en demandant à la justice de faire, pour une fois, preuve d'humanité", a-t-il conclu. Mais devant la présidente de la chambre de l'instruction Claire Barbier, magistrate chargée du dossier, le procureur général Jean-Jacques Bosc s'est opposé à cette demande. Jamais inquiétés auparavant, les deux époux sont soupçonnés d'avoir été les " corbeaux " de l'affaire en ayant écrit plusieurs lettres anonymes bien renseignées.

Il s'évade de prison pour fêter l'anniversaire de sa fille — Béthune
Cette évasion lui coûtera trois mois de prison supplémentaires, ce qui repoussera sa date de libération, jusqu'ici fixée à novembre 2018.

Le 14 juin 2017, à 8 heures du matin, les gendarmes de la section de recherches de Dijon qui ont repris l'enquête sur l'assassinat, le 16 octobre 1984, de Grégory Villemin, 4 ans, se présentent à la porte de la maison peinte en mauve de Marcel et Jacqueline Jacob, au 365 chemin de la côte à Aumontzey, dans les Vosges, et les placent aussitôt en garde à vue. Marcel Jacob est convoqué par Claire Barbier le 10 novembre pour s'expliquer sur le fond de l'affaire.

Quant à Jacqueline Jacob, elle ne demande pas seulement à rentrer chez elle, mais elle réclame aussi la levée de toutes les dispositions de son contrôle judiciaire. Âgée de 15 ans, elle avait alors accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d'avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter.

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