Propos sexistes : Stéphane Plaza "sous surveillance" du CSA

07 Novembre, 2017, 15:24 | Auteur: Lea Montgomery

Mais l'humour du présentateur n'a pas plu à tout le monde.

L'organisme a en effet reçu une plainte à l'issue de la diffusion sur RTL TVI le 14 octobre 2017 de l'émission Le choc des champions. Celle-ci met en cause " le sexisme véhiculé tout au long de l'émission et particulièrement l'attitude de Stéphane Plaza à l'encontre des femmes actives durant le programme, ainsi que les choix éditoriaux pour présenter les femmes ". En France également l'émission pourrait avoir maille à partir avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel, a appris le Huffington Post. En février dernier, des téléspectateurs français avaient vivement critiqué certains commentaires de la voix off très insistants sur le physique des participantes.

De fait, a indiqué le CSA, "On a considéré à l'époque qu'il n'y avait pas assez d'éléments de droit et que ça pouvait être un dérapage à caractère humoristique et occasionnel". "Mais ça a été une alerte pour nous". Ces alertes régulières sur ce programme ont poussé le CSA à s'auto-saisir. Le conseil a ensuite été saisi par les téléspectateurs lors de la diffusion d'autres épisodes de Chasseurs d'appart'. Lundi, le gendarme belge de l'audiovisuel a annoncé avoir ouvert une procédure.

Xavier Couture tire sa révérence — France Télévisions
Xavier Couture était arrivé dans le groupe en octobre 2016 à la demande de Delphine Ernotte , la présidente de France Télévisions. La greffe n'a pas pris pour Xavier Couture à France Télévisions.

En Belgique, un décret de juillet 2016 de la Fédération Wallonie-Bruxelles interdit les programmes portant atteinte au respect de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Le communiqué pointe du doigt notamment "des propos et attitudes de l'animateur, des remarques des concurrents masculins, des commentaires de la voix off souvent accompagnés de montages visuels et sonores qui les appuient" "orientées vers le seul physique des femmes et dans un rapport de séduction". "Si le sexisme devient un ressort éditorial, cela peut poser un problème au conseil", a-t-il prévenu.

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