La tension persiste entre l'Iran et l'Arabie saoudite

09 Novembre, 2017, 12:23 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane le 24 octobre 2017 à Ryad- AFP  Archives

Les forces de la coalition conduite par l'Arabie saoudite avaient annoncé que la livraison de missiles balistiques par l'Iran aux Houthis serait perçue comme un acte de guerre et une " attaque militaire ouverte et directe " envers le Royaume (Arabie saoudite, ndlr).

Les autorités saoudiennes ont accusé l'Iran d'être derrière ce tir qui pourrait, selon elles, "équivaloir à un acte de guerre". "En réponse, Téhéran par la voix de son ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a accusé lundi Riyad de " bombarde[r] le Yémen " et de le réduire " en mille morceaux, tuant des milliers d'innocents, dont des bébés, propageant le choléra et la famine ".

L'Arabie saoudite a accusé l'Iran de fournir des équipements militaires clandestinement aux rebelles houthis. En attendant, elle a décidé de renforcer le blocus du Yémen: cela revient à fermer de "manière provisoire" les frontières aérienne, maritime et terrestre, sauf aux cargaisons humanitaires.

En outre, "les vols humanitaires à destination et en provenance du Yémen sont suspendus depuis hier", précise le communiqué.

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Le conflit s'est intensifié depuis l'intervention en mars 2015 d'une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite, puissance régionale sunnite, soutenant le Président Hadi.

Pour Ryad, il ne fait guère de doute que les rebelles, qui contrôlent depuis fin 2014 Sanaa et une bonne partie du nord et de l'ouest du Yémen, bénéficient de livraisons d'armes de l'Iran et de l'assistance d'experts iraniens en balistique, qui leur permet d'allonger la portée de leurs missiles pour pouvoir atteindre des centres vitaux en Arabie saoudite.

Les rebelles houthis et leurs alliés, des unités militaires restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont tiré à plusieurs reprises depuis le Yémen des missiles vers l'Arabie saoudite qui les a interceptés dans la plupart des cas.

L'analyste Randa Slim du Middle East Institute se demande si la direction saoudienne, incarnée par le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, "a bien réfléchi à l'ampleur de l'escalade" qu'elle envisage. L'Iran, qui a démenti tout lien avec ce tir de missile, a jugé l'accusation "contraire à la réalité ". Et Téhéran a rejeté les accusations de M. Hariri.

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