La CPI approuve l'ouverture d'une enquête sur le Burundi

10 Novembre, 2017, 13:52 | Auteur: Basile Toussaint
  • Burundi: la Cour pénale international autorise une enquête pour crime contre l'humanité

Un comité de trois juges de la CPI a déterminé que le tribunal pouvait intervenir en dernier recours pour enquêter sur les crimes contre l'humanité qui auraient été perpétrés au Burundi.

Les juges de la Cour pénale internationale ont autorisé l'ouverture d'une enquête sur des crimes contre l'humanité présumés qui auraient fait au moins 1.200 morts au Burundi.

La cour estime qu'au moins 1200 personnes auraient été tuées durant la crise, tandis que des milliers d'autres auraient été détenues illégalement et torturées.

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Le Burundi est le théâtre d'une violente répression menée par le pouvoir depuis la décision du président Pierre Nkurunziza, en avril 2015, de briguer un nouveau mandat. L'autorisation concerne "notamment: le meurtre et la tentative de meurtre, l'emprisonnement ou la privation grave de liberté, la torture, le viol, la disparition forcée et la persécution". " Ces crimes auraient été commis par des agents de l'État et d'autres groupes mettant en œuvre les politiques de l'État, dont la police nationale burundaise, le service national de renseignement et des unités de l'armée burundaise opérant en grande partie selon des chaînes de commandement parallèles et conjointement avec des membres des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir", note la CPI. En effet, aucune conclusion de l'examen préliminaire sur la situation au Burundi ouverte le lundi 25 avril 2016 n'est jusqu'aujourd'hui connue, soit plus d'une année après, et le Burundi n'est membre de la CPI.

"La CPI, corrompue, vient de se tirer encore une balle dans le pied. Sans doute que le Burundi sortira vainqueur de cette bataille, c'est la dernière carte de l'Occident", a réagi Allain Willy Nyamitwe, porte-parole du président de la République, dans son tweet de jeudi. La Chambre préliminaire a conclu que la Cour était compétente à l'égard de crimes qui auraient été commis pendant que le Burundi était un État partie au Statut de Rome.

Alors que Bujumbura dénonce une autorisation "antidatée", la Cour explique avoir voulu permettre à la procureure de "mettre en oeuvre des mesures de protection" envers "les victimes et les témoins potentiels". " Si elle recueille suffisamment de preuves, Fatou Bensouda " demandera aux juges (.) de délivrer soit des citations à comparaître soit des mandats d'arrêt " envers certaines personnes, ajoutent les juges près cette Cour".

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