Présidente du Parlement devant la justice — Catalogne

13 Novembre, 2017, 05:23 | Auteur: Mathilde Kaplan
  • Catalogne: la présidente du Parlement a versé la caution permettant sa sortie de prison

Le procureur général d'Espagne a demandé au Tribunal suprême de placer en détention la présidente du parlement catalan et 3 députés de ce parlement. "La Cour confirme que quatre requêtes catalanes ont été déposées", a déclaré un porte-parole de la CEDH à l'AFP, confirmant des informations de l'agence de presse espagnole EFE.

La déclaration d'indépendance, dégradée au rang de "symbolique" ou de "politique" par Forcadell, selon les versions, a été votée par la majorité indépendantiste, le 27 octobre dernier.

C'est Carme Forcadell qui avait compté, un à un, les bulletins des élus ayant voté le 27 octobre pour la sécession, 70 sur 135, un fait sans précédent qui a ébranlé l'Espagne et inquiété l'Europe. L'un des signataires de cette requête est Carles Puigdemont, le président destitué. Mais le juge de la Cour suprême, Pablo Llarena, a été particulièrement sévère avec Carme Forcadell pour son rôle "principal" dans le processus d'indépendance et le "leadership" qu'elle a exercée dans "chacune" des phases. "Vous n'êtes pas seuls!".

La Cour, compétente s'agissant de parlementaires, a jugé recevable la demande d'enquête du parquet sur de possibles faits de rébellion ou sédition, voire de malversations de fonds, délits commis en vue de déclarer l'indépendance. Carles Puigdemont et quatre de ses "ministres" ont fui en Belgique et sont visés par un mandat d'arrêt espagnol. Le président destitué a publié une lettre dans le quotidien catalan El Punt Avui, pour réclamer la "libération des prisonniers politiques retenus en otage par l'Etat espagnol".

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Victor Muffat-Jeandet est 12e et également l'auteur d'une belle remontée. Le podium est complété par le Suédois Mattias Hargin (+0 " 45).

L'organisation de défense des droits humains Amnesty International écarte cependant l'idée qu'ils soient des 'prisonniers d'opinion', au motif qu " ils sont accusés d'actes qui peuvent constituer des délits'.

Le délit de rébellion est passible de 15 à 30 ans de prison, et celui de sédition d'un maximum de 15 ans. Forcadell a également indiqué avoir respecté l'application de l'article 155 de la Constitution, qui a permis au gouvernement Rajoy de destituer l'exécutif régional, de dissoudre le Parlement catalan et d'exercer sa tutelle sur la région le temps d'organiser de nouvelles élections le 21 décembre.

Et mercredi, des responsables du Congrès mondial de la téléphonie mobile, rendez-vous annuel crucial du secteur à Barcelone aux retombées économiques importantes, ont fait part de leur "inquiétude".

Soutiens des indépendantistesCette incarcération a suscité l'émoi des Catalan.

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