48 heures de calvaire pour Air France en Argentine

14 Novembre, 2017, 09:39 | Auteur: Armand Coulomb
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C'est une histoire rocambolesque dont ils se souviendront probablement longtemps. Une partie de l'équipage a même été incarcéré avant d'être relâché sans plus d'explication. A la suite d'accusation proférées par une passager qui s'avère être la fille d'un ancien vice-ministre de la justice, les membres de l'équipage qui assuraient le vol entre Paris et Buenos Aires ont été interrogé dans des conditions lamentables et, pour certains, inculpé. L'un à l'adresse de Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, l'autre à Maria Del CarmenSqueff, l'ambassadrice d'Argentine en France. Après un incident à bord avec une passagère, qui a demandé successivement un surclassement impossible puis un changement de siège, les hôtesses et stewards se sont vus successivement interpellés par des forces de police, interrogés à l'aéroport puis dès le lendemain au Tribunal.

Selon des sources proches de l'enquête citées par Europe 1, la passagère, médecin de 29 ans, a en fait accusé son voisin de s'être masturbé dans l'avion - sans le préciser aux PNC. Par deux fois, l'équipage avait réveillé le passager français, de grande taille et corpulent, assis au milieu d'une rangée de trois sièges, car il empiétait sur l'espace de sa voisine, a précisé cette source.

Après un interrogatoire par un juge et par l'ancien vice-premier ministre, il a été relâché sans autre forme d'explication ou d'excuse.

EDF abaisse ses objectifs financiers pour 2018
Partant de là, le ratio de dette financière nette sur Ebitda est attendu inférieur ou égal à 2,7, au lieu de 2,5. Le plan de cessions de 10 Mds€, qui devait s'achever fin 2020, devrait l'être en quasi-totalité fin 2018.

Dans une déclaration écrite à l'AFP, la direction d'Air France, "particulièrement choquée" par les événements, indique avoir "demandé aux autorités compétentes de faire la lumière sur cette affaire".

Au palais de justice, le chef de cabine principal a été "enfermé dans une pièce d'un mètre carré, sans possibilité de s'asseoir, ni de boire et manger et ce pendant plusieurs heures", sans "aucune explication" et alors que "deux gardes armés étaient constamment placés devant la porte", un "traitement humiliant" qui l'a "profondément bouleversé".

Un syndicat dénonce les conditions " inacceptables " dans lesquelles un équipage de la compagnie aérienne Air France a été traité lors d'une escale à Buenos Aires, après la plainte abusive d'une passagère ayant des liens de parenté avec des magistrats locaux.

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