Facebook à la recherche de ses utilisateurs à tendance suicidaire

28 Novembre, 2017, 16:50 | Auteur: Emma Bardin
  • Le système passera au crible les messages de membres mais aussi les réponses de leurs amis

Lorsqu'elles sont en dépression et qu'elles ont des envies suicidaires, de nombreuses personnes, en particulier les plus jeunes, lancent un appel au secours sur les réseaux sociaux. "A l'avenir, l'intelligence artificielle nous aidera à reconnaître également les nuances linguistiques plus subtiles et à identifier les tendances suicidaires, mais aussi le harcèlement", écrit le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg. Cette technologie cherchera automatiquement des indices dans les messages ainsi que les vidéos mises en ligne en direct sur Facebook Live, afin d'avertir plus rapidement le personnel de Facebook et les organisations d'aide spécialisée. Ce programme, déployé en mars dernier aux Etats-Unis, aurait déjà permis d'entrer en contact avec des utilisateurs "à plus de 100 reprises", assure dans une note de blog publiée lundi Guy Rosen, vice-président de gestion des produits de Facebook.

Ainsi, le système d'intelligence artificielle passera au crible les messages de membres mais aussi les réponses de leurs amis qui pourraient par exemple leur demander si tout va bien ou "qu'est-ce que je peux faire pour t'aider?" "Il finira par être disponible partout dans le monde, sauf dans l'UE", souligne Guy Rosen sans plus de précisions.

Après l'avoir testé aux Etats-Unis, Facebook s'apprête donc à déployer massivement ce système d'intelligence artificielle. Si un message est considéré comme suicidaire, le logiciel émet une alerte auprès d'employés de Facebook qui sont affectés au traitement de ces signalements. A présent, la technologie va être étendue au reste du monde, à l'exception de l'Union européenne.

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Depuis quelques années, tout le monde peut insérer des messages à caractère suicidaire sur Facebook, après quoi ces messages sont transférés à un gestionnaire, qui peut éventuellement activer l'assistance nécessaire. Pour remédier à cette problématique, la firme américaine avait annoncé en mai son intention de recruter 3 000 personnes supplémentaires pour filtrer les contenus postés sur Facebook et ainsi éviter la diffusion de contenus violents, comme les suicides.

Si l'intelligence artificielle fait souvent craindre un scénario dramatique digne de Terminator, elle peut aussi sauver des vies.

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