Le gouvernement dément les accusations de HRW sur le M23 — RDC

05 Décembre, 2017, 18:07 | Auteur: Armand Coulomb
  • Le gouvernement dément les accusations de HRW sur le M23 — RDC

Les 19-20 septembre 2016, puis les 19-20 décembre 2016, des Congolais ont manifesté pour demander au président Kabila de quitter le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat, prévue le 20 décembre 2016 selon la Constitution.

Selon un rapport de Human Rights Watch (HRW), des officiers supérieurs des forces de sécurité congolaises avaient mobilisé au moins 200 anciens combattants rebelles du M23, depuis l'Ouganda et le Rwanda afin de protéger Kabila et d'aider à étouffer les manifestations anti-Kabila.

D'après l'organisation américaine, ces ex rebelles auraient tué au moins 62 personnes et arrêté une centaine d'autres lors de cette opération clandestine.

" Une fois en RD Congo, les combattants du M23 ont été déployés dans la capitale, Kinshasa, et dans les villes de Goma et de Lubumbashi dans l'est et le sud du pays".

Dans une correspondance à Ida Sawyer, chercheuse senior et directrice Afrique centrale à HRW, Crispin Atama Thabe l'invite " à se référer à la Monusco avec laquelle nous avons effectué en vain plusieurs missions en Ouganda tout comme au Rwanda, pour tenter de convaincre ces rebelles à regagner le pays car ils sont amnistiés ".

" Nous avons reçu l'ordre de tirer immédiatement à la moindre provocation des civils ", a expliqué un autre.

Jean-Luc Mélenchon veut un "tribunal" pour juger les journalistes
Le tout destiné à l'"humilier" ou le "dévaloriser". Ou alors ce serait à n'y plus rien comprendre. Et Jean-Luc Mélenchon ne s'arrête pas là.

Sur 78 pages, ce rapport décrit comment d'ex-rebelles M23 auraient été recrutés par des officiers congolais.

C'est en octobre 2016 que la RDC se serait tournée vers ses anciens ennemis, alors que " la pression sur Kabila s'intensifiait ", affirme Human Rights Watch.

" Je vais m'impliquer pour qu'il soit chassé du territoire national", a-t-il indiqué.

"Nous avons convenu que les ex-combattants vont suivre la procédure de démobilisation et la réinsertion sociale mais contrairement à la déclaration de Nairobi, le gouvernement utilise ces ex-combattants pour aller réprimer les manifestants, regrette Bertrand Bisimwa, chefdu M23".

La commission électorale a finalement annoncé le 5 novembre un calendrier qui reporte les élections présidentielle, législatives et locales au 23 décembre 2018. Elle déclare avoir recueilli 120 témoignages dont ceux de treize combattants du M23 qui ont été recrutés et de neuf officiers et membres des services de sécurité congolais qui ont confirmé ce recrutement.

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