Les femmes enceintes surexposées à l'arsenic et au mercure

19 Décembre, 2017, 17:05 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Les femmes enceintes largement exposées au mercure et à l'arsenic

Selon une étude de Santé Publique France dévoilée ce mardi 19 décembre 2017, les femmes françaises sont surexposées à certains métaux lourds.

L'exposition prénatale à ces polluants est soupçonnée d'avoir des répercussions sur la grossesse (prématurité, malformations congénitales, petit poids à la naissance) et sur le développement et la santé de l'enfant (atteintes du système reproducteur, du métabolisme, du développement psychomoteur et intellectuel ou augmentation du risque de cancer). Ce n'est pas pour autant qu'il faut cesser de consommer des produits de la mer. Les recherches sont basées sur des prélèvements de sang de cordon, d'urine, de cheveux et du sérum (liquide sanguin débarrassé des protéines de la coagulation et de ses cellules) effectués sur 4145 femmes au moment de l'accouchement, en 2011.

C'est une enquête surprenante et inquiétante que publie aujourd'hui l'agence Santé publique France.

L'étude a démontré la présence d'arsenic, de cobalt et de plomb dans 100% des échantillons. Seulement voilà, les mers et les océans sont de plus en plus pollués et les mets en provenance de la mer que nous consommons sont contaminés par de nombreux polluants comme l'arsenic ou le mercure. Ces taux qui varient mais demeurent importants pour le nickel (à hauteur de 99%), le chrome (96%) et le mercure (91%).

Les résultats de cette étude paraissent bien sombres, mais sont tout de même encourageants par rapport aux années précédentes.

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A en croire les informations de Téléfoot , le numéro 7 aurait des offres en provenance de Chine et Angleterre. Du coup, un départ est clairement à l'ordre du jour pour l'ancien attaquant de Sao Paulo.

"Le plomb et le mercure sont mesurés à des niveaux moindres que ceux mesurés dans le passé en France", note l'étude.

Outre le mercure et l'arsenic, treize substances au total ont été testées.

La cause de cette " surimprégnation "?

Devant de tels résultats, les femmes doivent-elles réduire leur consommation de poisson?Le Monde affirme que Santé publique France "prépare de nouvelles recommandations pour 2018", et rappelle que le Programme national nutrition santé préconise pour la population globale de limiter la consommation de poisson à deux portions par semaine. En 2016, l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, recommandait aux femmes enceintes et aux enfant de moins de 30 mois d'éviter les produits de la mer les plus contaminés par le mercure (requins, espadons, marlins...).

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