L'arrêt des soins d'une adolescente en état végétatif validé — Nancy

05 Janvier, 2018, 18:32 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Le siège du Conseil d'État à Paris

Il a validé la décision de l'hôpital, au regard des données médicales et non-médicales la concernant. Si une expertise a jugé l'état de l'adolescente du Pays-Haut irréversible, les parents contestent cette analyse.

En juin dernier, une jeune fille de 14 ans, atteinte d'une forme sévère d'une maladie auto-immune, est victime d'un arrêt cardio-respiratoire.

Le conseil d'État, comme le tribunal administratif de Nancy, a confirmé la décision médicale d'arrêt des traitements. Le Conseil d'État rappelle vendredi que " selon le rapport des trois médecins experts rendu à la demande du tribunal administratif de Nancy, le pronostic neurologique de l'enfant est catastrophique et qu'elle se trouve dans un état végétatif persistant, incapable de communiquer avec son entourage, le caractère irréversible des lésions neurologiques étant certain dans l'état actuel de la science ".

" Après avoir recherché en vain un consensus avec les parents " et mené une procédure collégiale, explique le Conseil d'État, le CHU de Nancy avait décidé, en juillet, d'arrêter les traitements et de laisser mourir l'adolescente.

Face aux parents, le médecin de la jeune adolescente avait d'ailleurs confié son malaise face à la responsabilité qui lui incombe: " C'est terrible, je suis médecin mais je suis aussi un homme, un père, c'est une situation douloureuse, je vis quotidiennement avec les parents, c'est terrible pour nous de prendre une telle décision.

Fin de la crise entre Emirates et la Tunisie
Dernièrement, le journal " Arabi 21 " a publié ce qui serait un document émanant d'une présumée direction de planification des politiques, relevant du ministère émirati des Affaires Etrangères.

Les parents ont alors saisi le Conseil d'État. Après des soins, les médecins avaient jugé son cas sans espoir et lancé une procédure visant à l'arrêt des traitements, conformément à la loi de 2016 sur la fin de vie.

Un arrêt des soins auquel s'oppose la famille de la jeune fille qui avait donc fait appel devant le Conseil d'Etat.

"Il appartient donc désormais au médecin en charge de l'enfant d'apprécier si et dans quel délai la décision d'arrêt de traitement doit être exécutée", est-il précisé dans un communiqué.

Une décision qui va à l'encontre de la volonté des parents de la jeune fille.

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