Allemagne: une loi pour expulser les migrants antijuifs et antisionistes?

09 Janvier, 2018, 14:52 | Auteur: Armand Coulomb
  • La droite allemande et le SPD d'accord sur l'immigration qualifiée - Focus

Victorieux, mais avec un score très décevant, la chancelière au pouvoir depuis douze ans et son camp démocrate-chrétien ont d'abord essayé de former un gouvernement avec les libéraux et les écologistes, mais sans succès finalement. Ce scrutin marqué par un repli des partis traditionnels n'a pas permis de dégager une majorité évidente à la Chambre des députés. "Nous allons travailler de manière rapide et intensive", a déclaré Mme Merkel à la presse avant la rencontre, indiquant qu'elle avait conscience qu'il y avait beaucoup à faire, mais qu'elle était "optimiste" quant à la possibilité d'un accord. Les négociations s'annoncent pourtant très difficiles, notamment en raison de divergences sur la politique migratoire ou encore l'Europe entre la CSU, plus à droite que la CDU de Mme Merkel, et le SPD.

L'Europe constitue une autre source importante de discorde: le chef du SPD Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, prône la création des "États-Unis d'Europe" et soutient les projets de réformes de la zone euro du chef de l'État français Emmanuel Macron, avec budget et ministre des Finances. "Mais nous voulons avoir une politique aussi rouge que possible dans ce pays", a-t-il dit en référence aux couleurs de son parti.

Or, en cas d'accord préliminaire avec la CDU, le parti devrait obtenir l'accord de ces militants, qui se réuniront en congrès le 21 janvier, pour poursuivre le processus.

Stéphane Le Foll, candidat pour la direction du Parti socialiste
L'ancien ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement a pourtant conscience de la difficulté. Si le député de la Sarthe connaît le parti de fond en comble, la tâche s'annonce portant compliquée.

Les premiers pourparlers en vue de former une coalition entre l'union CDU-CSU, les Verts et le Parti libéral-démocrate (FDP) ont été interrompus fin novembre après que le FDP a quitté la table des négociations.

Il s'exprimait au nom des trois partis impliqués dans les tractations appelées à durer jusqu'à jeudi pour déterminer si un gouvernement de coalition peut être formé entre eux: les sociaux-démocrates, mais aussi les conservateurs de la chancelière (CDU) et leurs alliés bavarois de la CSU.

En cas d'échec, ne resterait que l'option d'un gouvernement conservateur minoritaire, dont Angela Merkel ne veut pas, ou de nouvelles élections.

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