Pimkie : 125 "ruptures conventionnelles collectives" envisagées dans la région

09 Janvier, 2018, 10:07 | Auteur: Basile Toussaint
  • Philippe Martinez estime que les ruptures conventionnelles collectives vont précariser les salariés

Les ruptures conventionnelles collectives ont pour but de sécuriser les plans de départs volontaires largement utilisés depuis de nombreuses années par les employeurs mais seulement encadrés par la jurisprudence. Le cas Pimkie devrait apporter un élément de réponse concret.

Le groupe automobile PSA ou le magazine Les Inrocks ont déjà fait part de leur intention de s'en servir dans les plus brefs délais.

Dans un communiqué publié le 29 décembre, la direction avait parlé d'un projet de "retournement d'entreprise", "alors que (le) chiffre d'affaires s'érode depuis 10 ans" et que "Pimkie présente des résultats déficitaires depuis 2015, sans être parvenu à inverser cette tendance".

Mardi 9 janvier, ce sera au tour de PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall), qui veut réduire le nombre d'emplois permanents dans le groupe, de lancer ces négociations.

Vers la fin des épreuves de rattrapage — Baccalauréat
Le rattrapage à l'oral serait ainsi remplacé par un examen attentif du livret scolaire . Obtenir son baccalauréat au rattrapage, cela pourrait bien être qu'un simple souvenir.

Un plan de réduction de l'emploi inévitable selon la Direction de PIMKIE.

. Elles permettent aux entreprises de réaliser un plan de départ volontaire collectif selon une procédure moins risquée et moins contraignante que celle d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) notamment.

"La rumeur, qui émane des groupes de travail organisés par Prosphères, parle de 200 à 250 postes et cible les salariés du siège international, situé à Villeneuve d'Ascq (59), confie Valérie Pringuez, déléguée syndicale CGT. Nous ne le saurons qu'en dernière minute". Le groupe Mulliez, dont fait partie l'enseigne nordiste de prêt à porter, annonce également la fermeture de 37 magasins sur les 321 enseignes françaises.

L'accord des syndicats est nécessaire, mais.

. Quelles que soient les conclusions de ce comité central d'entreprise, le mois sera chargé, avec pas moins de quatre réunions de travail planifiées avant une éventuelle signature en février. Or, c'est justement ce point qui fait bondir les syndicats: plus la peine de garder les salariés, plus la peine de les former aux métiers de demain, s'inquiète Michel Beaugas, de Force Ouvrière: "Les entreprises ont aujourd'hui l'obligation d'adapter leurs salariés aux postes de travail quel que soit leur âge, de les former vers les nouvelles technologies, mais aussi de garantir leurs conditions de travail et leur santé physique".

Chez Pimkie, il faudrait trois signataires pour valider le projet.

Recommande: