200 chasseurs vont épauler la gendarmerie pour surveiller les forêts — Oise

10 Janvier, 2018, 16:54 | Auteur: Armand Coulomb
  • 200 chasseurs feront partie de l'opération

Deux-cents chasseurs de l'Oise sont actuellement sélectionnés pour épauler la gendarmerie dans les forêts du département et les zones reculées, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Ils sont 200 à être mobilisés à partir de ce début d'année dans tout le département de l'Oise. "Leur mission consistera à observer, à nous alerter et à sensibiliser les personnes qui fréquentent les milieux naturels".

Les personnes sélectionnées seront notamment chargées de repérer les véhicules abandonnés ou les dépôts d'ordures sauvages. "Les chasseurs seront tous identifiés, en cas d'urgence, s'ils appellent le 7, leur numéro sera reconnu, a précisé le capitaine Lecacheur". Les chasseurs pourront également prendre des photos des infractions constatées qu'ils pourront remettre ensuite aux autorités compétentes.

"En aucun cas, les 'chasseurs vigilants' ne seront amenés à intervenir directement, a-t-il encore insisté".

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Pour les forces de l'ordre, toutefois, connaître la source à l'origine d'un signalement est un gage de fiabilité. Avec cette convention, les chasseurs s'engagent donc à signaler tout fait suspect à la gendarmerie (si c'est urgent en composant le 17) et pourront aussi sensibiliser au respect de la nature (sic!) en distribuant par exemple des flyers aux ramasseurs de champignons! "Pour couvrir l'ensemble du département, sans trop multiplier les remontées d'informations". Une convention a été signée le 21 mars 2017 entre la préfecture, la Fédération des chasseurs et le groupement de gendarmerie. "Cela a permis à la gendarmerie d'arrêter les auteurs, qui ont été condamnés", explique au Parisien Luc Vandenabeele, président de l'association de chasse d'Anserville.

Le dispositif a fait réagir de nombreux organismes. La Fondation 30 Millions d'Amis s'interroge sur les dangers et les dérives d'une telle mission... L'association de défense du droit animal dénonce le fait que "des prérogatives de sécurité et de pédagogie soient confiées à des personnes armées non assermentée".

Plusieurs associations sont ulcérées par la création de ce que certains, dont la Ligue des droits de l'homme locale, n'hésitent pas à qualifier de "milice en tenue de camouflage".

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