A Bruxelles, les Européens répètent leur soutien à l'accord nucléaire avec l'Iran

13 Janvier, 2018, 07:17 | Auteur: Armand Coulomb
  • Donald Trump sur le point de révoquer la certification de l\'accord sur le nucléaire iranien

Cet accord est fragilisé depuis que Donald Trump a annoncé l'automne dernier son intention de ne pas certifier au Congrès américain que Téhéran en respecte les termes et laissé entendre que les Etats-Unis pourraient s'en retirer à terme.

En octobre, le président américain, détracteur farouche de cet accord, avait jugé que les concessions de l'Iran n'étaient pas assez importantes et que l'entente internationale n'était pas dans l'intérêt des Américains. Même si la diplomate en chef de l'Union européenne, Federica Mogherini, tient à isoler ce dossier des nombreux autres sujets de contentieux avec Téhéran, M. Zarif devra répondre aux préoccupations de ses homologues français, allemand et britannique après les récentes violences contre des manifestants en Iran. L'accord engage l'Iran à ne pas développer de programme nucléaire militaire, en échange de la levée de certaines sanctions économiques. Sa décision sera probablement annoncée vendredi. Des mois et une année que le président des Etats-Unis dit pis que pendre de l'Iran et de l'accord relatif à son programme nucléaire qu'avait fait aboutir l'administration Obama, "l'un des pires" jamais conclus par les Etats-Unis, selon une formule que M. Trump sert à toutes les sauces.

Si Washington sort de l'accord, la réponse de l'Iran sera " appropriée et lourde", et " les États-Unis vont certainement le regretter", a menacé lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Bahram Ghassemi.

Attentat de la rue Copernic : non-lieu pour Hassan Diab
Les juges ont donc décidé de rendre un non-lieu en faveur d'Hassan Diab, quelques heures avant que le parquet ne fasse appel. Il a donné au juge d'instruction les noms de deux femmes ayant révisé les épreuves avec lui qui ont corroboré sa version.

" La communauté internationale doit se préparer à une possible sortie des Etats-Unis de l'accord nucléaire d'ici quelques jours", a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs de cet accord, cité par l'agence de presse officielle iranienne Irna.

Si les Européens ont fait bloc derrière l'Iran, hier, ils ne lui ont pas pour autant accordé un statut de sainte-nitouche. Il est désormais craint que l'occupant actuel de la Maison Blanche ne les réinstaure.

Pour les Européens, ce serait une catastrophe.

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