Trump reconduit la levée des sanctions mais il menace d'un ultimatum — Iran

13 Janvier, 2018, 04:18 | Auteur: Armand Coulomb
  • Dans la capitale iranienne Téhéran le samedi 13 janviern au lendemain de la menace de Donald Trump de sortir de l’accord sur le nucléaire si les Européens n’acceptent pas de durcir les conditions dudit accord signé en 2015. AFP

Donald Trump a ainsi exigé vendredi que l'"accord" avec les Européens qui vise à durcir les conditions du texte de 2015 "remédie aux terribles lacunes" de ce dernier.

"En l'absence d'un tel accord" avec les Européens, les Etats-Unis réimposeront les sanctions liées au nucléaire iranien, a-t-il prévenu, ce qui signerait la mort immédiate du pacte conclu il y a deux ans et demi à Vienne. "Si à tout moment je juge qu'un arrangement n'est pas à notre portée, je me retirerai de l'accord immédiatement". Son verdict est attendu et risque de torpiller l'accord nucléaire conclu en 2015 avec Téhéran, défendu par les autres puissances signataires.

Tout en maintenant la levée des sanctions, Donald Trump a décidé d'imposer de nouvelles sanctions ciblées contre l'Iran, indique-t-on à Reuters. Mais jusqu'ici, cette "non-certification" est restée symbolique.

Elles visent 14 entités et hommes d'affaires et des personnalités de la République islamique, dont le chef de l'appareil judiciaire, l'ayatollah Sadeq Larijani.

En même temps, sauf imprévu, le président devrait suivre la recommandation du secrétaire d'État Rex Tillerson et du secrétaire à la défense Jim Mattis en renouvelant les clauses de suspension des sanctions, décidées par l'administration Obama à la suite de l'accord.

Vente d'un avion imaginaire : la nouvelle bourde de Donald Trump
Toutefois, les erreurs d'inattention arrivent même aux orateurs les plus aguerris. Seul problème, comme l'explique la BBC , ces avions n'existent pas.

La prison de Rajaee Shahr, où "sont emprisonnés de nombreux Iraniens qui ont récemment protesté contre leur gouvernement", dans une vague de manifestations qui a fait 21 morts, est aussi visée.

"Il importe donc aujourd'hui que l'ensemble des parties prenantes respecte cet engagement commun, et en conséquence que nos alliés américains le respectent aussi", a-t-il insisté. L'accord engage l'Iran à ne pas développer de programme nucléaire militaire, en échange de la levée de certaines sanctions économiques. "Cet accord fonctionne, rend le monde plus sûr et empêche une course à l'armement nucléaire potentielle dans la région", a affirmé Mme Mogherini!

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse après avoir rencontré son homologue français à Téhéran, le 31 janvier 2017.

Les Européens ont notamment évoqué le soutien iraniens au régime du président syrien Bachar el-Assad, au Hezbollah libanais et à la rébellion houthie au Yémen. Une façon de montrer à l'administration Trump que ses critiques véhémentes sur ces sujets sont entendues de l'autre côté de l'Atlantique.

Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel s'est prévalu à la sortie de la réunion d'un accord de principe de la part de M. Zarif pour commencer un "dialogue" sur ces sujets de contentieux. Ceci n'a rien à voir avec l'accord sur le nucléaire mais il y a un besoin urgent de le faire", a-t-il expliqué. " Il y aura un dialogue avec l'Iran sur un changement de comportement dans la région que nous voyons comme une nécessité.

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