Dieudonné écrit à Salah Abdeslam pour le rencontrer

16 Janvier, 2018, 11:36 | Auteur: Lea Montgomery
  • JOEL SAGET

Accro aux polémiques et à la provocation, Dieudonné fait de nouveau parler de lui. Le document est une simple lettre dactylographiée envoyée en septembre dernier.

Et d'ajouter qu'il partage lui-même ce "statut": "J'ai moi-même été condamné pour apologie d'acte de terrorisme, au moment de ce qu'il est convenu d'appeler les attentats de Charlie Hebdo, pour ne pas m'être senti assez Charlie: on m'a reproché d'avoir écrit sur Internet: Ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly. Ce qui nous intéresse est de comprendre votre état d'esprit et les raisons qui vous ont poussé à agir", lit le courrier.

"La violence est un mode d'expression qui surgit quand tous les autres ont échoué: l'attentat a pour but d'envoyer un message fort qu'on ne peut transmettre autrement, écrit encore Dieudonné. En discutant avec vous, nous espérons mieux comprendre la profonde révolte qui vous habite et à laquelle la société reste sourde." . C'est en tout cas comme ça que nous le comprenons. L'humoriste controversé, condamné à plusieurs reprises pour injures et provocations à la haine raciale, travaille à l'écriture d'un livre sur les attentats. Le détenu le plus surveillé de France Salah Abdeslam est destinataire de nombreux écrits depuis qu'il est incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis. Leur avocat a ainsi estimé que " l'humoriste présente le terroriste comme une victime de la société en état de légitime défense ". Il y a une inversion des valeurs. "A partir de cette analyse, on peut tout légitimer", explique-t-il, toujours dans les colonnes du Parisien.

"Un des avocats du polémiste a confirmé l'existence de cette lettre, mais nie "toute provocation" ou "sympathie" envers le terroriste".

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J'ai une autre année de contrat, ainsi je pense que le club devra décider de me faire partir. Le coach des Blues a laissé planer le suspense quant à son avenir.

Le célèbre polémiste s'est fendu d'une missive à destination du survivant des commandos du 13 novembre, y expliquant vouloir "comprendre [son] état d'esprit", pour un livre intitulé "Comment arrêter les attentats en France?"

Contacté par Le Parisien, Me Jacques Verdier a précisé que son client avait déjà écrit à Carlos, symbole du terrorisme meurtrier des années 1970 et 1980.

L'humoriste a bien entendu mis les formes et sorti ses meilleurs arguments pour tenter de convaincre son interlocuteur de le rencontrer sauf que cette rencontre n'aura finalement pas lieu, la justice ayant rejetée sa demande.

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