Les larmes de Maiwenn face à Léa Salamé dans Stupéfiant — Harcèlement sexuel

22 Janvier, 2018, 23:44 | Auteur: Lea Montgomery
  • Maïwenn fond en larmes en lisant une tribune au sujet du harcè­le­ment sexuel

Invitée ce lundi 22 janvier dans Stupéfiant (France 2), la réalisatrice et actrice a lu un texte qu'elle a rédigé suite à la tribune publiée récemment sur Le Monde, pour revendiquer "une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle", et notamment signée par Catherine Deneuve.

Pour découvrir l'intégralité de l'interview menée par Léa Salamé, il faut attendre 23h30 sur France 2.

En effet, jamais encore Maïwenn s'était exprimée publiquement sur le sujet, alors qu'on connait sa position pour défendre les femmes.

C'est la première fois que Maïwenn s'exprime sur la libération de la parole des femmes depuis l'affaire Weinstein.

Elle a décidé d'écrire sa propre tribune et de la lire à la télévision.

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Ces comptes ont publié 175 993 tweets, dont près de 8,4 % en rapport avec les élections. Un autre exemple de message attribué à l'Internet Research Agency , .

"Ecrire un film, écrire une lettre, écrire un sms, employer des mots et des phrases qui ne veulent pas dire la même chose pour vous que pour moi".

"Je réclame le droit qu'on ne juge pas une femme qui pense qu'on doit se débrouiller seule après un viol". Je réclame le droit de coucher avec qui je veux le temps d'une nuit sans être une femme facile quand les hommes sont des séducteurs. Je réclame le droit de ne pas être jugée si j'emploie des mots qui n'ont pas la même résonance pour moi que pour vous. "Je réclame le droit d'être draguée avec maladresse, insistance et d'appeler cela 'importuner' si je le veux", a démarré la réalisatrice de Polisse. Une allusion, là, à la tribune co-écrite par Caroline de Haas -en réaction à celle du Monde- et dans laquelle la militante fustigeait la réaction des 100 femmes. Nous ne sommes pas tous égaux dans la douleur résilience et nous n'avons pas la même capacité mental et physique de nous remettre de nos traumatismes. Ne jugeons pas des femmes intellectuelles qui prennent la parole et bousculent nos mœurs.

"Par pitié, arrêtons de nous juger les unes des autres", lance Maïwenn avant de s'interrompre submergée par l'émotion. La cinéaste parvient alors difficilement à retenir ses larmes. Chacun doit pouvoir souffrir de ce qu'il veut, comme il veut et quand il veut.

Après avoir repris ses esprits, elle conclut son message avec une note d'espoir: "On va y arriver!".

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