Chute vertigineuse du Dow Jones — Wall Street

07 Février, 2018, 21:35 | Auteur: Basile Toussaint
  • Chute vertigineuse du Dow Jones — Wall Street

Dans un marché rendu nerveux par la hausse des rendements obligataires, la correction a été provoquée vendredi par la composante salariale de la statistique de l'emploi de janvier qui a amené les investisseurs à revoir leurs anticipations d'inflation, avec le risque que la Réserve fédérale accélère ses hausses de taux.

Les places financières dans la panique. Le DAX allemand 3,58 %. La bourse de Paris clôture ce soir en net repli, à -2,3 %.

Parmi les actions vedette, c'était la débandade, que ce soit dans les technologies (-4,81% pour Nintendo, -3,91% pour Sony, -4,88% pour SoftBank Group), l'automobile (-3,47% pour Toyota) ou le secteur bancaire (-4,30% pour Mitsubishi UFJ Financial Group). Enfin, la plus faible baisse revenait à Engie qui n'a cédé que 1,8 %.

C'est la panique aux États-Unis, Wall Street vient de connaître une forte baisse après une séance chaotique.

Le marché des actions fluctuait déjà fortement dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance officielle, dans le sillage des turbulences observées sur les places asiatiques et européennes. Il a clôturé en baisse de 4,60%. Tandis qu'en Chine continentale, l'indice composite de Shanghai abandonnait plus de 3%.

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Ce qui, signifie clairement, d'après ce responsable, que le président ne travaille pas pour une solution de sortie de crise. En plus du gel de leurs comptes bancaires, il leur est interdit de voyager dans l'espace régional.

D'un point de vue financier, la hausse des taux longs modifie la perception que les investisseurs ont des obligations.

Il n'y a pas de véritables catalyseurs particuliers à l'origine de la baisse de 4 % du S & P 500 hier. "À court terme, c'est un mouvement assez conséquent", estime Thomas Bavoil, analyste chez Aurel BGC.

Mais elle était attendue de longue date par de nombreux observateurs, les indices ayant enchaîné les records ces derniers mois. Certes de manière un peu violente, mais le mouvement devrait, par conséquent, être relativement bref. "On est dans ce mode où l'économie réelle va relativement bien", dit-il. Les Etats-Unis ne sont pas soumis à l'accord de limitation de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires, tenus de respecter leurs engagements depuis début 2017 et jusqu'à la fin de l'année 2018 dans le but de rééquilibrer le marché mondial et faire remonter les prix. En effet, Wall Street avait monté quasiment en ligne droite depuis l'élection de Donald Trump. D'ailleurs, l'indice de la peur "Vix" qui mesure cette volatilité, a plus que doublé lundi (+115 %)!

"Il va falloir du temps pour revenir à une situation plus normale", ajoute Paul Nolte, gérant chez Kingsview Asset Management à Chicago, qui s'attend à de nouveaux à-coups ce mois-ci avant la reprise d'une tendance haussière. Début janvier la bourse new yorkaise avait encore bondi de 1 000 points, un sursaut inédit dans l'histoire américaine.

Broadcom a relevé lundi son offre sur Qualcomm à plus de 121 milliards de dollars en la présentant comme sa proposition "la meilleure et la dernière" afin de pousser sa cible à négocier.

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