Wall Street : chute vertigineuse du Dow Jones

08 Février, 2018, 22:12 | Auteur: Basile Toussaint
  • La cloture sur le New York Stock Exchange le 5 février 2018- Bryan R. Smith

Le Dow Jones a clôturé dans la soirée avec une baisse de 4,60%, après avoir dévissé et enregistré une chute de plus de 10% en séance.

En Europe, le Stoxx 600 a effacé tous ses gains depuis le début de l'année. La veille, il avait déjà fini en nette baisse de 1,48%, à son plus bas niveau de l'année.

Ce vent de panique sur les marchés a coïncidé avec la nomination de Jérome Powell à la tête de la Réserve fédérale américaine.

La déroute du marché américain des actions, aussi soudaine et rapide fut-elle, n'a pas été une réelle surprise dans la mesure où les indices n'ont cessé de grimper ces derniers mois sans pratiquement jamais marquer le pas.

Réagissant au coup de tabac qui a ébranlé Wall Street lundi, la Maison blanche s'est efforcée d'atténuer les inquiétudes en déclarant que les fondamentaux de l'économie américaine étaient "exceptionnellement forts" et que Donald Trump était concentré sur sa tâche.

A Paris, la Bourse a ainsi ouvert mardi en forte baisse (- 3,43 %).

Une homme regarde les valeurs d'ouverture de la bourse à Tokyo. L'indice Hang Seng a perdu 3,77 % et 1216 points pour s'établir à 31 028 points. Hong Kong a aussi perdu plus de 5 % en clôture et Shanghaï plus de 3 %.

"On est encore dans une phase de test et on ne devrait pas en conséquence être surpris de voir de nouveau évoluer les échanges sur des montagnes russes au moment où les acteurs du marché tentent de déterminer jusqu'où les indices peuvent descendre", selon Patrick O'Hare de Briefing.

Traders à la cloture sur le New York Stock Exchange le 5 février 2018- Bryan R. Smith
Traders à la cloture sur le New York Stock Exchange le 5 février 2018- Bryan R. Smith

C'est officiel qu'on sort les investisseurs de leur zone de confort. La Bourse américaine a enchaîné 14 mois consécutifs de hausse.

"Il faut s'attendre à ce que la volatilité se normalise aussi après une période de calme anormal".

Le secteur lié aux matières premières se reprenait sur fond de rebond des cours du pétrole. "On vient juste d'assister à la correction qu'on attendait depuis un certain temps" au vu de l'envolée des indices ces derniers mois, mais "l'économie reste solide, il n'y a pas de risque de récession à l'horizon", a-t-il estimé.

Dans ce contexte, le dollar a grimpé mais les cambistes doutent qu'il aille bien loin car d'autres économies semblent bien parties pour une croissance encore supérieure à celle des Etats-Unis, encourageant leurs banques centrales à imiter la Fed en resserrant elles aussi le crédit, font-ils valoir.

Ce repli a été entamé la semaine dernière. C'est désormais chose faite, l'éventualité d'une hausse des taux d'intérêt ayant mis le feu aux poudres.

L'annonce d'augmentations de salaire aux États-Unis a ravivé les craintes d'une poussée de l'inflation, qui pourrait inciter la banque centrale à augmenter ses taux plus vite que prévu.

Les tensions sur les marchés de taux (le rendement à 10 ans américain s'est écarté de plus de 40 pb à 2,84%, un plus haut de quatre ans, et le Bund de 30 pb à 0,73%) ont eu raison de cette progression en ligne droite. "Le catalyseur de la correction a été le rapport sur l'emploi américain de janvier", indique Jason Draho, responsable de l'allocation tactique Amériques chez UBS.

Toutefois, malgré ces impressionnantes dégringolades, les observateurs restaient sereins.

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