"Soyez des internautes patriotes qui œuvrent au développement … du Cameroun " — Paul Biya

12 Février, 2018, 15:52 | Auteur: Armand Coulomb
  • Cameroun- Paul BIYA aux jeunes Soyez des internautes patriotes et non des followers passifs ou des relais naïfs

Paul Biya, costume sombre et cravate bleue à rayures blanches, est apparu sur les écrans de télévision à 20 heures tapantes. Des activités culturelles et sportives (danses traditionnelles, théâtre, jeux concours, tournois de foot, etc.) sont organisées dans les écoles primaires, les lycées et les campus universitaires à travers tout le pays.

Cela n'empêche pour autant pas le chef de l'État camerounais de rappeler à la jeunesse ce que la Nation a fait pour elle.

Un épanouissement qui ne saurait être envisagé sans internet, notamment les réseaux sociaux devenus une nécessité contextuelle. Dans son discours, il s'est attardé sur la crise qui secoue la région anglophone du pays.

Les exhortant à ne pas céder à la tentation du mirage de l'émigration clandestine en entreprenant un voyage périlleux dont l'issue est souvent malheureuse vers l'Occident, il les a également invités à participer activement au grand projet visant à accéder à l'émergence à l'horizon 2035. "Chaque fois qu'en un clic, vous empruntez ces autoroutes de la communication qui vous donnent une visibilité planétaire, il vous faut vous souvenir que vous n'êtes pas pour autant dispensés des obligations civiques et morales ".

Jérôme Cahuzac à nouveau face aux juges
Si les faits sont difficilement contestables, il va falloir que Jérôme Cahuzac donne l'impression qu'il regrette, qu'il se repend. En première instance, il avait été condamné à trois ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité.

A en croire Paul Biya la situation "s'est stabilisée" dans les régions anglophones, après les " troubles" qui ont "parfois donné lieu à des actes de violence".

Vendredi, le ministre de la Défense a néanmoins instauré un couvre-feu dans ces deux régions en raison de menaces "d'attaques imminentes" de sécessionnistes, selon une note interne obtenue par l'AFP.

Alors que les élections générales devront se tenir cette année, le président Biya, au pouvoir depuis 1982, n'a pas indiqué qu'il sera candidat ou non.

Le président camerounais n'a cependant rien révélé sur ses propres intentions, ni fait le moindre commentaire sur les incessantes rumeurs de ces derniers jours sur son état de santé.

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