Cancer de l'enfant : le nouveau cheval de bataille de Nicolas Sarkozy

14 Février, 2018, 22:36 | Auteur: Lea Montgomery
  • Cancer de l'enfant : le nouveau cheval de bataille de Nicolas Sarkozy

Parrain de la dernière campagne de l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif, Val-de-Marne), il entend donner un coup d'accélérateur à la recherche. Baptisée "Guérir le cancer de l'enfant au XXIe siècle" et lancée par le père d'un petit garçon qui a succombé à la maladie quelques années plus tôt, elle vise à récolter dix millions d'euros d'ici à 2020 pour faire avancer la recherche.

Ce mardi 13 février, l'ancien chef de l'Etat a en effet accordé une interview au Parisien, bien loin des querelles politiciennes. En 2012, il s'était servi de sa "capacité à ouvrir des portes pour lui obtenir un médicament innovant mais pas encore commercialisé". Aujourd'hui, Noé n'est plus là, mais ses parents continuent de faire bouger les lignes.

Jawad Bendaoud, le "logeur de Daesh", est relaxé
Le procureur Nicolas Le Bris a été en partie convaincu par les arguments de Jawad Bendaoud et Mohamed Soumah . Poursuivi pour " recel de malfaiteurs terroristes ", le "logeur de Daech" risquait jusqu'à six ans de prison.

Tout commence à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, lorsque le chef de l'Etat reçoit une lettre de Frédéric Lemos, papa du petit Noé, alors âgé de 7 ans, atteint d'un cancer encore incurable. Je vais les aider dans ce combat, car si le mot injustice a un sens, le cancer des enfants est sa définition même. "Nous sommes au bord de découvertes fondamentales, alors il n'y a pas de temps à perdre", explique Nicolas Sarkozy. Noé n'est jamais sorti de mes pensées. "Ma femme, Carla, sera à mes côtés", annonce-t-il. Mais il reste aussi pour moi, grâce aux nouveaux protocoles qu'il a reçus, l'enfant qui, avec cette maladie, a eu l'espérance de vie la plus longue au monde. (.) Je m'impliquerai personnellement et j'inciterai mes amis, mes réseaux à faire de même.

S'il a "longtemps été réticent à (s)'engager publiquement, par crainte de mauvaises interprétations" car il ne voulait pas "qu'on (l)'imagine dans un combat politique", aujourd'hui, il affirme qu'il s'impliquera "personnellement" dans la campagne de Frédéric Lemos. L'ancien chef de l'Etat, dont l'engagement "n'est ni politique ni partisan", révèle avoir été bouleversé par la lettre d'un enfant de 7 ans en 2012, aujourd'hui disparu. Et de promettre de ne pas être un "parrain passif": "Je m'intégrerai dans une équipe, je ferai ce qu'on me dira de faire, j'irai là où on aura besoin de moi pour mobiliser les énergies".

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