Jusqu'à 50 % des espèces pourraient disparaître dans certaines régions — Biodiversité

15 Mars, 2018, 01:23 | Auteur: Armand Coulomb
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Cette étude réalisée par le WWF en partenariat avec le Tyndall centre for Climate Change de l'Université d'East Anglia et publiée dans la revue Climatic Change, constitue selon WWF, " l'analyse la plus complète au monde en matière de projection des changements climatiques dans les 35 écorégions de la planète, qui abritent une grande partie de la biodiversité la plus remarquable ".

À ce stade, les engagements de réduction d'émissions pris à Paris conduisent le globe vers un réchauffement de plus de 3°C.

Infographie WWF montrant les espèces menacées d'extinction d'ici à 2080.

Plus de la moitié de la surface (56 %) de ces zones resterait vivable à +2°C. En Méditerranée, jusqu'à 30% des espèces animales et végétales sont à risque rien qu'avec une hausse de 2°C. Cela conduira au blanchissement du corail, avec une perte de refuges parmi les plus importantes de toutes les écorégions même à +2°C.

Le sud-ouest de l'Australie, dans le pire scénario, voit près de 80% des espèces de mammifères menacées d'extinction localement, perte ramenée à un tiers dans un monde à +2°C et en cas de capacités d'adaptation des espèces.

Paris 2024 : Un rapport dénonce de " réels risques de surcoûts importants "
Il servira d'avertissement avant de signer les devis de construction et ainsi limiter les risques de dérives financières. Le document, dévoilé mercredi par le "Parisien " , est une " note d'alerte " qui doit précéder un rapport définitif.

En conclusion, le WWF préconise de mettre en place des mesures de protections locales, comme des " corridors biologiques", et de faire " des efforts bien plus importants pour garder la hausse des températures à leur minimum absolu ".

Les plantes devraient être particulièrement affectées, plus lentes à s'adapter, bougeant moins facilement. Il s'agit également de développer la sensibilisation des populations au réchauffement climatique et à l'érosion de la biodiversité mondiale.

Des millions d'années d'isolement ont tracé une trajectoire évolutive unique pour les plantes et les animaux de l'île de Madagascar - mais ils sont néanmoins confrontés à la menace du changement climatique planétaire.

On l'oublie trop souvent: la crise de la biodiversité est au moins aussi grave que la crise climatique. Le besoin c'est donc de réduire en dessous de deux degrés, d'aller plus vite dans la sortie des énergies fossiles, d'aller plus vite dans le développement des énergies renouvelables, plus vite dans les solutions de transports. Finalement, l'étude que nous présentons aujourd'hui nous interroge sur notre rapport à la Nature, à notre planète: qu'attendons-nous pour cesser de détruire les espèces et les espaces qui la composent, alors que nous savons pertinemment que nous ne pourrons pas vivre sur une planète morte?

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