Affaire Crédit Lyonnais: Tapie évite la liquidation judiciaire de ses sociétés

12 Avril, 2018, 15:28 | Auteur: Basile Toussaint
  • Affaire Tapie la décision sur le remboursement de l'arbitrage reportée à jeudi

Les magistrats de la cour d'appel ont néanmoins rejeté, pour " défaut de financement ", le plan de sauvegarde des sociétés de l'homme d'affaires, qui lui permettait d'étaler sur six ans le remboursement et d'éviter la saisie de ses biens.

La cour d'appel de Paris a refusé jeudi la liquidation judiciaire des sociétés de Bernard Tapie réclamée par ses créanciers afin qu'il rembourse les millions d'euros perçus en 2008 dans l'arbitrage censé solder son litige avec le Crédit lyonnais et invalidé depuis.

Les avocats des deux parties se sont félicités de cette décision. C'est ce mécanisme que le tribunal de commerce avait validé dans son jugement.

Par ailleurs, une information judiciaire avait été ouverte contre X pour "escroquerie" le 30 août concernant cette décision et un juge d'instruction enquête sur ce nouveau volet.

Un élevage de porcs "indigne" dénoncé par L214 dans le Tarn
Quant à l'éleveur, contacté par France 3 mercredi 11 avril, il a refusé de répondre à nos questions. L'association basée à Lyon vient de publier une nouvelle vidéo d'un élevage de porcs dans le Tarn.

Mais la justice a estimé qu'il aurait dû les répartir à parité et a donc raboté la créance du CDR de 117 millions d'euros, allégeant d'autant l'ardoise de M. Tapie.

Un autre appel a été interjeté dans ce volet et le CDR se dit "tout à fait confiant" quant à une issue en sa faveur.

Les biens en question sont notamment l'hôtel particulier de Cavoye, à Paris, appartenant à la Financière immobilière Bernard Tapie (FIBT), ainsi que des actions de la société La Provence détenues par le Groupe Bernard Tapie (GBT). En cause, selon le journal belge l'Echo, des manquements dans les comptes déclarés de GBT Holding qui créent une "image trompeuse de l'entreprise vis-à-vis des tiers".

"Cet arbitrage privé lié à la revente d'Adidas en 1994 vaut à l'homme d'affaires de 75 ans, qui lutte contre un cancer de l'estomac, d'être renvoyé en correctionnelle pour " escroquerie " et " détournement de fonds publics ".

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