Ce qu'a annoncé Emmanuel Macron

16 Апреля, 2018, 09:08 | Auteur: Armand Coulomb
  • Emmanuel Macron

Loin de l'atmosphère compassée et des questions souvent téléphonées des entretiens de ses prédécesseurs avec les journalistes, le spectacle offert par le trio dimanche soir, décousu et parfois foutraque, s'apparentant davantage à un débat qu'à une interview, a produit d'intéressants moments de vérité, et au final - pour qui aura eu le courage de le suivre jusqu'au bout - n'aura pas desservi le chef de l'Etat, toujours vif et pugnace au bout de deux heures trente d'émission, face à des journalistes groggy. Enfin, le Président a jugé comme "une piste intéressante" une seconde journée travaillée non payée pour financer l'accompagnement des personnes âgées et des handicapés. La première journée avait été instaurée après la canicule de 2003.

"Cette religion est en quelque sorte nouvelle pour la République", a dit Emmanuel Macron en parlant de l'islam. Je leur ai demandé un effort, pour que le travail paie mieux. Il a également indiqué dimanche qu'il n'y aurait "pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat" alors que les hôpitaux français, particulièrement les services d'urgence, sont en crise.

À propos de la réforme ferroviaire qui provoque une grève des cheminots de trois mois, le président a confirmé que la dette de la SNCF, de 47 milliards d'euros selon les comptes observés, serait reprise progressivement par l'État à partir du 1er janvier 2020, et ce "totalement". Pour lui, ceux qui bloquent les facs "sont des groupes qui ne sont pas des groupes étudiants qui viennent et ce sont ceux dont j'ai dit" qu'ils étaient "des professionnels du désordre". En revanche "la "colère" des opposants à l'évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes n'était "pas légitime". Je considère qu'(.) elle n'est pas légitime, elle n'a rien à voir avec celle des cheminots", a souligné le chef de l'État.

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Pendant près d'une demi-heure, le Président, sur fond de Tour Eiffel illuminée, a justifié les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi contre des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad, en affirmant que "c'est la communauté internationale qui est intervenue ". Il a toutefois affirmé que la France n'avait "pas déclaré la guerre au régime de Bachar al-Assad ". Le président a expliqué qu'il voulait désormais "convaincre" les Russes et les Turcs de venir à la table des négociations, insistant sur le fait qu'il voulait "parler avec tout le monde" sur le dossier syrien. "Les gens très riches ne payaient pas l'ISF, ils mettaient des holdings en place, ils faisaient du contournement", a-t-il estimé.

M. Macron a par ailleurs déclaré: "Il y a 10 jours, le président Trump disait: les États-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (.), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée". La mission des forces américaines déployées en Syrie "n'a pas changé" et le président Donald Trump veut qu'elles rentrent aux Etats-Unis "dès que possible", a déclaré dimanche la Maison Blanche. Emmanuel Macron était interrogé par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel.

Qualifiant l'exercice d'"inédit ", Emmanuel Macron a parfois reproché aux deux journalistes des "amalgames " ou des "bêtises " dans leurs questions.

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