L'OIAC débutera dimanche son enquête sur l'attaque chimique présumée à Douma — Syrie

16 Avril, 2018, 04:55 | Auteur: Armand Coulomb

Il s'est exprimé lors d'un entretien diffusé sur la chaîne de télévision BFM, la radio RMC et le site Internet Mediapart au lendemain des frappes occidentales menées contre le régime de Damas. Emmanuel Macron n'a sûrement pas décidé à la légère de faire participer la France à une opération punitive, principalement américaine, de bombardement de la Syrie, aux toutes premières heures du samedi 14 avril 2018. Il a assuré que "c'est la communauté internationale qui est intervenue", en réponse à une question sur la légalité des frappes sur le plan du droit international.

Il a défendu la légitimité de cette intervention. "Nous étions arrivés à un moment où cette frappe était indispensable pour pouvoir redonner de la crédibilité à la parole de notre communauté" internationale. Il a rappelé la volonté française de trouver une solution politique "inclusive" pour sortir de ce conflit vieux de sept ans, laissant comprendre qu'il ne souhaite pas, dans l'immédiat, un départ de Bachar el-Assad. Etats-Unis, France et Royaume-Uni ont effectué dans la nuit de vendredi à samedi des frappes militaires contre le régime de Damas, qu'ils accusent d'avoir commis des attaques chimiques contre des civils sur le territoire syrien.

Le président Bachar al-Assad a dénoncé dimanche une campagne de "tromperie et de mensonges". Emmanuel Macron espère du moins relancer les négociations dans un cadre plus large que celui du processus d'Astana, où figure la Russie, la Turquie et l'Iran: " La France a un rôle, c'est de continuer à parler avec tout le monde.

Emmanuel Macron supprime totalement les charges sur l'intéressement dans les PME
Outre les difficultés post-crise des entreprises, l'instauration d'une contribution en 2009 (le forfait social ) a pénalisé ces dispositifs. À l'heure actuelle, une entreprise sur cinq pratique l'intéressement .

"S'ils (les alliés) connaissaient les emplacements de supposés centres consacrés aux armes chimiques, pourquoi n'en ont-ils pas fait part à l'OIAC au lieu d'attaquer mon pays?", a insisté l'ambassadeur syrien, affirmant que le site de recherche bombardé à Barzeh avait été inspecté à deux reprises par l'OIAC en 2017, et que l'Organisation n'y avait trouvé aucune preuve de la présence d'armes chimiques, ni d'aucun outil permettant de les fabriquer. Cela à l'occasion d'un forum économique.

Il a par ailleurs affirmé avoir convaincu Donald Trump de "rester dans la durée" en Syrie. "Il y a 10 jours, le président Trump disait les Etats-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (.), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée", a-t-il déclaré.

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