Macron affirme avoir "convaincu" Trump de "rester dans la durée" en Syrie

16 Avril, 2018, 14:07 | Auteur: Mathilde Kaplan
  • Donald Trump évoque des frappes imminentes en Syrie

La France "n'a pas déclaré la guerre" à la Syrie de Bachar al-Assad, a assuré dimanche M. Macron, qui a rappelé la volonté de Paris de trouver une solution politique "inclusive", regroupant tous les acteurs de la crise.

Il a aussi assuré que les partenaires occidentaux ont " regagné de la crédibilité au regard des Russes " après les récentes frappes menées par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France en représailles à une attaque chimique présumée sur Douma, imputée au régime de Damas. "Nous l'avons convaincu qu'il fallait limiter ces frappes aux armes chimiques alors qu'il y avait un emballement médiatique par voie de tweets", une allusion aux déclarations belliqueuses du président américain, notamment contre les forces russes présentes en Syrie. Nous laisserons l'équipe faire son travail de manière professionnelle, objective, impartiale et loin de toute pression.

Le président français a par ailleurs affirmé que Donald Trump était maintenant convaincu de la nécessité de maintenir la présence militaire américaine en Syrie. Pourtant après les frappes américaines, françaises et britanniques contre le régime de Bachar Al-Assad, les conclusions de cette enquête pourraient être déterminantes dans la reprise des négociations.

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On va tout faire pour les rendre fiers à partir du prochain match. " Je souhaite qu'il joue sous les couleurs monégasques autant que possible".

En Syrie, le travail s'annonce compliqué pour les enquêteurs qui arrivent plus d'une semaine après les faits, dans une zone passée depuis sous contrôle du régime et de la police militaire russe et ravagée par cinq ans de siège et une violente offensive lancée le 18 février. Les derniers combattants rebelles de Douma, ainsi que des civils ont été évacués samedi dans le cadre d'un accord de reddition signé le 9 avril, deux jours après l'attaque chimique présumée.

Le régime a démenti toute implication dans cette attaque présumée qui, selon les secouristes en zones rebelles, les Casques blancs, a fait au moins 40 morts et des centaines de blessés. Les présidents américain Donald Trump et français Emmanuel Macron ont assuré avoir la "preuve" de l'utilisation d'armes chimiques, justifiant les raids menés sur trois sites liés au programme d'armement chimique syrien -dans le nord de Damas et dans la province centrale de Homs- sans faire de victimes. Le choix de cette expression est lourde de sens aux États-Unis depuis que George Bush l'avait prématurément utilisée en 2003, au début de la guerre en Irak.

Une responsable de l'administration américaine a notamment précisé que les Etats-Unis avaient des informations "plus claires" sur une utilisation de chlore mais aussi "des informations significatives" sur un usage de sarin. Ces frappes ont suscité l'indignation de la Russie et de l'Iran, alliés de Damas. Aucune autre frappe n'est prévue mais le Pentagone a fait savoir que les Etats-Unis étaient "prêts à dégainer" en cas de nouvelle attaque chimique.

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