"Nous avions la pleine légitimité pour intervenir", assure Macron — Syrie

16 Avril, 2018, 04:59 | Auteur: Armand Coulomb

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont insisté sur le fait que leurs frappes n'avaient pas la prétention de réduire la puissance de feu du régime du président Bachar al-Assad. "Tellement fier de notre grande armée qui sera bientôt", grâce aux "milliards de dollars" de budget supplémentaire débloqués sous son administration, "la meilleure que notre pays a jamais eue", a-t-il ajouté dans un second tweet. Il s'est réjoui que l'unité entre Moscou et Ankara ait été brisée après les frappes.

Le président Emmanuel Macron et le chef d'État-major des Armées François Lecointre, le 19 janvier 2018. Il a rappelé la volonté française de trouver une solution politique "inclusive" pour sortir de ce conflit vieux de sept ans, laissant comprendre qu'il ne souhaite pas, dans l'immédiat, un départ de Bachar el-Assad.

Dans le domaine chimique, il prévoit notamment de créer "un mécanisme indépendant" d'enquête et d'attribution des responsabilités "basé sur des principes d'impartialité et de professionnalisme".

L'attaque visait à dissuader l'utilisation future possible de ces armes, bien que le Pentagone ait admis samedi que le régime syrien conserve sa capacité d'armement chimique après la campagne menée par les Etats-Unis. Il a également souligné son opposition ferme à l'utilisation de toute arme internationalement prohibée, exigeant une enquête internationale transparente sur les allégations en matière d'attaque chimique.

Cette attaque, le 7 avril, a fait au moins 40 morts, selon des secouristes sur place. Elle a été qualifiée de "fabrication" des rebelles par Damas et par la Russie. Trois sites ont été visés: un centre de recherche scientifique dans la banlieue de Damas, ainsi qu'un dépôt d'armes chimiques et un poste de commandement situés à l'ouest de Homs.

"Nous sommes contents de voir que quelqu'un a enfin senti qu'on existait ", a déclaré Nadia Sidaoui. "Est-ce que vous m'avez entendu dire que je déclarais la guerre à Bachar al-Assad?" M. Bush s'était adressé aux Marines en mai 2003 devant une bannière sur laquelle était inscrit "mission accomplie", quelques semaines avant qu'il ne devienne passablement évident que les Irakiens avaient organisé une insurrection, avec laquelle les États-Unis ont été aux prises pendant des années.

À Montpellier, Bordeaux revient dans la course à l'Europe
Le MHSC s'incline et ne profite pas de la situation dans l'optique de devenir seul 5e de la Ligue 1 à la fin de cette 33e journée. Ils doivent également tenter d'améliorer leur goal average pour une fin de saison qui s'annonce serré dans la course à l'Europe.

"Nous pensons à tout mais nous nous sentons assez forts, et cette expérience, ce matin, quand nos systèmes de défense aérienne ont intercepté plus de 75 [71, selon le ministère russe de la Défense, ndlr] de leurs missiles, c'est une perte pour eux, pas pour nous", a résumé l'interlocuteur de Sputnik. Lors d'une session d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU samedi, Nikki Haley, ambassadeur américain auprès des Nations Unies, a déclaré: " Si le régime syrien utilise à nouveau ce gaz toxique, les Etats-Unis sont verrouillés et chargés ".

Plus tôt dans la journée, le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait déclaré lors d'une intervention télévisée sur la chaîne d'informations en continu que la France était prête à mener une nouvelle "intervention " si nécessaire.

Alors, pourquoi Donald Trump et ses alliés ont-ils décidé de bombarder en Syrie, se questionne l'ancien conseiller politique de Stéphane Dion, Jocelyn Coulon.

Des manifestants pro-Assad et contre les frappes américaines dans les rues des Damas.

Moscou a évoqué une "insulte " au président Vladimir Poutine, tandis qu'en Iran, le guide suprême Ali Khamenei a qualifié les dirigeants américain, français et britannique de "criminels ".

A Damas, les frappes ont galvanisé les partisans du régime.

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