La jihadiste française condamnée en Irak vient de Lille

17 Avril, 2018, 19:11 | Auteur: Armand Coulomb
  • Une Française de l'Etat islamique qui devait être expulsée d'Irak va être rejugée pour terrorisme

Une demande effectivement validée par le Président français, Emmanuel Macron, qui a encore récemment confirmé que la France demanderait la "transformation" de la peine de mort - encore en vigueur en Irak et très souvent appliquée dans ce genre de cas - en peine d'emprisonnement à vie pour tous les djihadistes français reconnus coupable: " Nous demanderons, comme nous le faisons à chaque fois, que cette peine soit commuée dans une peine qui est conforme à ce que défend la France, c'est-à-dire en particulier une peine de prison", a par ailleurs promis le chef de l'État. Au cours des derniers mois, plusieurs dizaines de ressortissantes turques ont été condamnées à la peine de mort en vertu de la loi anti-terroriste irakienne.

La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI et prévoit la peine capitale pour appartenance à des groupes jihadistes même pour des non combattants. Mardi, une Française en a fait l'expérience, Djamila Boutoutaou, en comparaissant devant la cour pénale centrale de Bagdad, qui l'a condamnée à la prison à vie.

Djamila Boutoutaou a comparu dans un box grillagé en bois, vêtue d'une tunique rose et d'un foulard marron. Elle a déclaré être d'origine algérienne et s'être convertie à l'islam alors qu'elle était chrétienne.

Philippe Katerine contre Francis Lalanne, l'autre match — Coupe de France
Deux chanteurs, Philippe Katerine et Francis Lalanne , ont chacun réalisé un clip pour soutenir leur équipe . Il faudra qu'il travaille un petit peu son chant lyrique", lui adresse pour sa part Francis Lalanne.

La jeune mère de famille explique avoir quitté la France avec son mari, chanteur de rap, en 2014 pour rejoindre la frontière turco-syrienne, rapporte le journal d'information Ouest-France. "Il a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi qui nous a emmené mes enfants et moi vers un endroit où nous nous sommes cachés dans une cave ". L'intéressée, qui a clamé son innocence et celle de ses enfants, victimes malgré eux de l'État islamique, a plaidé avoir été dupée par son mari, tué par la suite près de Mossoul. Et c'est en arrivant en Turquie que j'ai découvert que mon mari était un djihadiste. Mon mari m'avait dit 'je ne veux plus t'entendre'. Elle explique alors que son "fils Abdallah a été tué dans un bombardement" à ce moment-là.

Une autre Française attend d'être jugée en Irak. Au mois de février dernier, une seconde djihadiste française, Melina Boughedir, a été condamnée à 7 mois de prison.

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