L'axe Ankara-Moscou résiste aux frappes — Syrie

17 Avril, 2018, 22:05 | Auteur: Armand Coulomb
  • Un manifestant brandit une effigie de Fethullah Gülen accusé d’être le cerveau du putsch manqué de juillet 2016 lors d’une cérémonie commémorant la tentative de coup d’Etat à Istanbul en Turquie le 15 juillet 2017

"Notre politique est claire, il s'agit d'être du côté du droit et de ce qui est juste", a affirmé le porte-parole du gouvernement Bekir Bozdag dans des déclarations retransmises par les télévisions turques depuis Doha.

Dans un entretien diffusé en direct sur Mediapart, RMC et BFM TV le 15 avril, Emmanuel Macron a assuré que l'Occident avait "séparé" les Russes des Turcs à cause des frappes menées contre la Syrie.

Bekir Bozdag a en outre souligné que la Turquie était opposée "aux soutiens apportés au régime" par des pays comme la Russie, mais aussi "aux soutiens apportés aux organisation terroristes", citant notamment la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), appuyée par Washington et d'autres pays occidentaux dans le cadre de la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique.

Les médias d'Etat se rétractent après l'annonce de tirs de missiles — Syrie
Il inclut la création d'un nouveau mécanisme d'enquête sur l'emploi d'armes chimiques. La Syrie et la Russie ont invoqué des " problèmes de sécurité ", a-t-il ajouté.

" Nous pouvons penser différemment, mais nos relations avec la Russie sont trop fortes pour être rompues par le président français ", a expliqué le chef de la diplomatie turque.

La Turquie récuse les déclarations du président français, Emmanuel Macron sur une "séparation " entre les deux pays.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé samedi son soutien aux frappes menées le même jour par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni contre des cibles en Syrie en réponse à une attaque présumée à l'arme chimique perpétrée la semaine dernière dans la Ghouta orientale, en périphérie de Damas. Le Kremlin s'étant vigoureusement opposé à toute intervention contre le régime de Bachar Al-Assad, le soutien turc aux frappes pouvait avoir l'air d'un accroc au partenariat entre Ankara et Moscou.

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