Les enquêteurs de l'OIAC accèderont à Douma "mercredi"

17 Avril, 2018, 16:06 | Auteur: Basile Toussaint
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"La finalité est de construire ce qu'on appelle une solution politique inclusive", a-t-il dit, mettant en exergue l'activisme diplomatique français pour "parler avec tout le monde", notamment les soutiens de Bachar al-Assad et les acteurs régionaux comme la Turquie.

Sur place, le travail s'annonce compliqué pour les enquêteurs qui arrivent plus d'une semaine après les faits, dans une zone passée depuis sous contrôle du régime et de la police militaire russe et ravagée par cinq ans de siège et une violente offensive lancée le 18 février.

Le président russe Vladimir Poutine, allié indéfectible de la Syrie, a mis en garde dimanche les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni: une nouvelle frappe et ce sera " inévitablement le chaos " dans les relations internationales, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué du Kremlin diffusé après une conversation téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, autre grand allié du régime syrien.

Le Hezbollah, allié du gouvernement syrien, a fait état de trois missiles interceptés dans le secteur de l'aéroport de Doumeïr, au nord-est de la capitale, Damas.

"Les Etats-Unis soupçonnent par ailleurs la Russie d'avoir manipulé le site de Douma pour empêcher la découverte de preuves".

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Elle a ramené cette revendication, lundi, à 5,1%, en deux temps (+3,8% en avril et +1,3% en octobre). Les négociations ont repris lundi matin à 9h.

Selon l'émissaire britannique auprès de l'OIAC, Peter Wilson, cette organisation a recueilli 390 accusations d'utilisation d'agents chimiques interdits en Syrie depuis 2014. Les militaires russes ont qualifié de fausses les photos de victimes de la prétendue attaque chimique à Douma, publiées par les Casques blancs sur les réseaux sociaux. "Ils résistent aux mensonges les plus grossiers et aux dénégations les plus absurdes", a lâché Philippe Lalliot, ajoutant qu'il n'y avait plus de doutes: "la Syrie a conservé un programme chimique clandestin depuis 2013". L'OIAC a été officiellement invitée par les autorités de Damas qui nient l'emploi d'armes chimiques dans le drame de Douma.

Tous les Etats membres en conviennent: l'utilisation d'armes chimiques - dont est accusé le régime syrien - le 7 avril contre le fief rebelle de Douma, près de Damas, est inacceptable et ne doit pas rester impunie. Il a toutefois affirmé que la France n'avait " pas déclaré la guerre au régime de Bachar al-Assad ".

Le président Assad a dénoncé une "agression " qui ne fait que "renforcer " sa "détermination à continuer de lutter et d'écraser le terrorisme", terme par lequel il désigne les rebelles islamistes.

"Le but de cette résolution est clair: relancer une action collective pour le Conseil de sécurité sur le dossier chimique, pour protéger la population civile et travailler sur un règlement politique de la crise syrienne", a expliqué l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre.

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