Les médias d'Etat se rétractent après l'annonce de tirs de missiles — Syrie

17 Avril, 2018, 20:43 | Auteur: Basile Toussaint
  • La ministre des Armées Florence Parly et le ministre des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian le 14 avril 2018 à Paris

Pourtant, lundi 16 avril, ils n'avaient toujours pas pu commencer leur travail, ni même entrer dans la ville de la Ghouta orientale.

Ahmet Uzumcu, directeur général de l'OIAC a développé lundi au cours d'une réunion d'urgence du conseil exécutif de l'organisation à La Haye l'évolution de la mission d'enquête envoyée à Damas samedi.

La Syrie et la Russie ont invoqué des "problèmes de sécurité", a-t-il ajouté.

Le ministère russe des Affaires étrangères s'est dit "très étonné" par ces propos, arguant du fait notamment que la Russie s'était prononcée pour l'envoi "le plus vite possible" d'une inspection de l'OIAC à Douma.

Pour justifier leurs actions, Washington et ses alliés ont affirmé que ces frappes étaient une riposte à l'attaque chimique présumée dans la ville de Douma. À croire le représentant américain auprès de l'OIAC, la Russie pourrait être intervenue sur le terrain où a été menée l'attaque chimique à Douma afin de supprimer des éléments de preuve, avant la visite de la délégation d'inspecteurs. "Nous pensons que les Russes se sont rendus sur le site de l'attaque".

Des médecins plaident pour un prix plancher — Vente d'alcool
Parmi elles, les professionnels proposent d'instaurer un prix plancher - c'est à dire un prix minimum - pour les boissons, selon leur unité d'alcool.

Cette annonce intervient trois jours après les frappes occidentales sur la Syrie qui "ne règlent rien", a reconnu mardi le président français Emmanuel Macron.

Au lendemain des frappes contre l'arsenal chimique syrien à Damas et à Homs, la France a-t-elle signé son retour parmi les grandes puissances diplomatiques et militaires? Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a par ailleurs nié toute mauvaise volonté, et souligné que la Russie était dès le début "pour une enquête impartiale". Il inclut la création d'un nouveau mécanisme d'enquête sur l'emploi d'armes chimiques.

En 2013, après une attaque au gaz sarin près de Damas qui déjà avait fait plusieurs centaines de morts selon les Occidentaux, le régime syrien avait fini par rejoindre l'OIAC sous la pression internationale, et pris l'engagement de déclarer tous ses stocks et de ne plus jamais utiliser d'armes chimiques.

"La priorité" est de "donner les moyens au Secrétariat technique (de l'OIAC) d'achever le démantèlement du programme syrien", a assuré l'ambassadeur français Philippe Lalliot. "Les faits sont là et têtus".

Recommande: