Washington promet de nouvelles sanctions contre Moscou — Syrie

17 Avril, 2018, 18:41 | Auteur: Armand Coulomb
  • Washington promet de nouvelles sanctions contre Moscou — Syrie

"Sans la Russie, il est impossible de résoudre ce conflit", insiste le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

Il a également exhorté la Syrie à "mettre fin à cette mascarade", à "cesser immédiatement toutes ces attaques" et à "déclarer et démanteler immédiatement tout le contenu de son programme d'armes chimiques". Les deux dirigeants ont "constaté que cette action illégale endommageait sérieusement les perspectives d'un règlement politique en Syrie", a en outre indiqué la même source. Passant outre la demande de l'ONU et de plusieurs autres pays d'une enquête de l'Oiac dont une délégation est à pied d'oeuvre à Douma, dans la Ghouta orientale, sur les lieux mêmes de l'attaque chimique présumée, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé samedi dernier des frappes concertées en Syrie, une semaine après la diffusion d'images présumées par le groupe extrémiste rebelle encore présent dans l'enclave de Douma attribuant l'attaque supposée aux forces gouvernementales.

Tous les Etats membres en conviennent: l'utilisation d'armes chimiques - dont est accusé le régime syrien - le 7 avril à Douma, près de Damas, est inacceptable et ne devait pas rester impunie. À un bout de l'échiquier: la France et le Royaume-Uni. A Damas, le président Bachar al Assad avait aussitôt dénoncé une "agression flagrante" dont les retombées sur les tentatives de règlement politique du conflit syrien seront inévitablement déplorables.

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Il y a eu 40 greffes du visage dans le monde depuis la première, celle de la Française Isabelle Dinoire en 2005. Des moments difficiles à vivre, avec un faciès d'écorché vif. À patient exceptionnel, procédure exceptionnelle.

La veille des frappes, le président russe avait mis en garde contre tout acte "irréfléchi et dangereux en Syrie" qui pourrait avoir des "conséquences imprévisibles", lors d'un entretien avec le chef de l'Etat français Emmanuel Macron. "L'Union européenne réaffirme qu'il ne saurait avoir de solution militaire". Il faut éviter que chaque pays puisse mener une politique autonome vis-à-vis de Moscou. "C'est important pour que l'UE existe", avait alors plaidé un responsable européen sous le couvert de l'anonymat.

Moscou tire avantage des divisions au sein de l'Union européenne. Et il aura fallu beaucoup de persuasion pour convaincre les 28 d'incriminer Moscou.

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