Une vidéo YouTube sur Impots.gouv permet à Google d'aspirer des données

18 Avril, 2018, 22:19 | Auteur: Lea Montgomery
  • Le site web des impôts offre les données personnelles des contribuables à Google

Ce faisant, il offre à Google l'aspiration des données personnelles de millions de Français. Hébergée sur YouTube, cette vidéo permettait donc à Google de récolter des données de navigation des visiteurs du site.

Devant les nombreuses critiques, la Direction générale des Finances publiques (DGFIP) indique "qu'il n'y a aucun risque de confidentialité sur les données fiscales des usagers dans l'utilisation qui est faite de ces plateformes sociales ". Le site des impôts vient en effet de publier son site destiné à effectuer sa déclaration d'impôts 2018 (sur les revenus de 2017), et malheureusement, il est impossible d'accéder à quoi que ce soit sans devoir en passer par la lecture d'une vidéo (pendant 60 secondes au minimum). Depuis, il est possible d'accéder directement au site après seulement cinq secondes. Une mesure que Google ne cache pas. Si l'intention est louable, son exécution laisse un peu à désirer puisque la séquence en question est hébergée sur YouTube. "Nous mettons à disposition des annonceurs des données anonymes, agrégées, afin qu'ils puissent proposer des annonces publicitaires pertinentes et utiles", explique l'entreprise, rappelant agir " comme beaucoup d'autres éditeurs le font pour financer leurs services, proposés gratuitement à tout le monde ". Suite à l'apparition de cette vidéo, de nombreux internautes se sont plaints. Pour veiller que vous avez bien visionné la vidéo, un cookie était installé dans votre navigateur. C'est pourquoi l'administration a pris le parti de rendre le visionnage de la vidéo obligatoire la première fois, afin d'assurer la bonne information des particuliers qui s'apprêtent, dans le cadre de leur déclaration de revenus, à opter pour leur taux de prélèvement à la source.

Laurent Wauquiez veut remettre en cause le droit du sol — Immigration
Laurent Wauquiez poursuit son offensive contre l'immigration, quitte à chasser sur des terres traditionnellement réservées à l'extrême droite.

Pas moins de 4,3 millions d'internautes français se sont connectés dès l'ouverture de la plateforme afin de déclarer leurs revenus. Et lorsque sur Twitter, un internaute pointe du doigt ce processus, le compte officiel des Finances Publiques réplique en déclarant que si la vidéo est obligatoire, c'est parce que les citoyens ne se sentent pas assez informés.

Preuve qu'à quelques semaines de la mise en application dans l'UE du règlement général sur la protection des données (RGPD) et en plein scandale Cambridge Analytica, les institutions françaises sont loin d'être à la page et de montrer l'exemple en matière de sécurisation des données.

Recommande: