Qui sont ces individus radicalisés et violents ? VIDEOS — Blacks Blocs

02 Mai, 2018, 17:08 | Auteur: Armand Coulomb
  • Candice Olivari

En mai 2017, lors du précédent défilé du 1er mai, 800 d'entre eux avaient été recensés par les services de police.

"Il nous a dit qu'effectivement la police n'était pas intervenue et je comprends bien".

Le ministère de l'Intérieur a évoqué 143 500 manifestants contre 142 000 relevés l'an dernier. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de lanceurs d'eau, ce qui a permis de disperser les casseurs.

Les "Black Blocs" ont saccagé un restaurant McDonalds avant de dégrader des vitrines et d'incendier des véhicules et des arrêts de bus.

Rassemblés autour de banderoles comme "Premiers de cordée, premiers guillotinés", les militants encagoulés criaient "Tout le monde déteste la police" ou encore, "Paris, debout, soulève-toi". Les premiers ont finalement atteint sans incident la place d'Italie peu avant 18h. A Paris, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a promis, lui, " encore plus de forces de l'ordre " lors des prochaines manifestations prévues contre les réformes de Macron, alors que la France est secouée par une série de contestations sociales, notamment dans le rail. Les syndicats ont dû modifier le parcours du défilé en pleine manifestation. "Il y a un mouvement qui est puissant", "nous allons nous adapter", a déclaré Gérard Collomb. "Ces individus étaient animés de la volonté de perturber ce défilé", a jugé Michel Delpuech. Le ministre de l'Intérieur était l'invité de franceinfo ce mercredi matin.

Violences du 1er mai à Paris
Pour le maire de Nice LR Christian Estrosi, les responsables sont également des "milices de casseurs d'extrême gauche". Jean-Luc Mélenchon a dans la foulée dénoncé les violences, affirmant que celles-ci n'ont rien de "révolutionnaires".

Côté syndical, la banderole de tête annonçait "Un premier mai revendicatif, combatif; contre la remise en cause des acquis sociaux, la sélection à l'université; pour le progrès social, la paix, la solidarité internationale". Par contre, la CGT (Confédération générale du travail) a compté 210 000 personnes.

Au lendemain des manifestations du 1er mai et des débordements qui les ont accompagnées, l'heure est au bilan.

"Je ne suis pas d'un tempérament à esquiver quoi que ce soit", a-t-il répondu. Le préfet de police, interrogé sur France Inter, a précisé que 283 personnes avaient au total été interpellées.

Le ministre a rejeté la polémique naissante sur la réaction des forces de sécurité et l'étendue des dégâts, soulignant que les quelque 1.200 militants "Black blocs" à l'origine des incidents s'étaient mêlés aux manifestants et que charger aurait provoqué des blessés.

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