La critique: The House That Jack Built de Lars von Trier

16 Mai, 2018, 13:09 | Auteur: Lea Montgomery
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Le lendemain de la projection de The House That Jack Built, le cinéaste s'est félicité du dégoût inspiré par son film, présenté hors-compétition.

Le film, avec Matt Dillon en serial killer, est présenté hors compétition à 20H30 GMT. L'histoire est vécue du point de vue de Jack.

Provocateur et dérangeant à souhait, ce nouvel opus de Lars von Trier, composé de cinq parties qui relatent chacune un "incident", à savoir un meurtre, nous fait suivre Jack, un tueur en série surnommé "Monsieur Sophistication", qui veut faire de ses assassinats des œuvres d'art. Tout au long du film, nous découvrons les descriptions de Jack sur sa situation personnelle, ses problèmes et ses pensées à travers sa conversation avec un inconnu, Verge.

Prévenons tout de suite les âmes sensibles.

Europa League: "Sur un match, tout semble plus possible", estime Garcia
R: "Sur le plan de la récupération, le fait d'avoir eu un jour de plus en jouant à Guingamp vendredi est un avantage". Dimitri Payet devrait être donc bien surveillé par les défenseurs de l'Atlético Madrid ce soir.

Sept ans après avoir provoqué un des plus gros scandales du Festival de Cannes, Lars von Trier a fait son retour lundi sur la Croisette, par la petite porte, avec "The House that Jack Built".

Palme d'or en 2000 pour "Dancer in the Dark", le réalisateur danois n'avait plus mis les pieds au Festival de Cannes depuis ce scandale. "Pierre Lescure, président du Festival, et son conseil d'administration ont décidé d'accueillir le retour du réalisateur danois Lars von Trier en Sélection officielle", avait annoncé le Festival le mois dernier. Une scène soulève même un vrai problème moral sur ce que l'on peut représenter au cinéma - et a divisé la rédaction de Paris Match. Si la descente aux enfers (au sens propre comme au sens figuré) aurait sans doute mérité de sauter quelques cercles, il y a quelque chose de fascinant d'observer un artiste mettre ainsi à nues ses névroses, toujours avec ce fameux humour "danois", cette distance ironique qui permet de désamorcer l'horreur, ou plutôt d'en jouer avec un cynisme inquiet.

Certaines critiques sont virulentes sur le film qui propose des séquences de violence absolument graphiques, et gratuites selon certains, alors que d'autres font preuve d'un esprit beaucoup plus ouvert concernant les directions empruntées par Lars von Trier. Malaisant, passionnant, confus, "The House That Jack Built" ne laissera personne indifférent, c'est justement ce que recherche son auteur.

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