Syrie: l'utilisation de chlore comme arme chimique confirmée par l'OIAC

16 Mai, 2018, 21:32 | Auteur: Armand Coulomb
  • L’attaque à l’arme chimique a eu lieu le 4 février à Saraqeb localité tenue alors par les rebelles syriens

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques ne dit pas si ce sont les forces de Bachar al-Assad ou les opposants au régime qui ont utilisé du chlore lors de l'attaque près de la ville syrienne de Saraqeb en février.

Du chlore a bel et bien été utilisé lors d'une attaque survenue le 4 février à Saraqeb, une ville syrienne située dans la région d'Idlib.

Une mission d'enquête de l'OIAC en Syrie "a établi que du chlore contenu dans des cylindres avait été dispersé par impact mécanique dans le quartier Al Talil de Saraqib", indique l'organisation dans un communiqué.

Plusieurs échantillons prélevés dans l'environnement par l'OIAC, ont montré une " présence inhabituelle de chlore " et de nombreuses personnes ont été hospitalisées, après avoir présenté des symptômes correspondant à une exposition à des armes chimiques. Onze personnes ont été traitées le 4 février dernier pour difficultés respiratoires dans la ville de Saraqeb, avait déclaré à l'époque l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Le nombre de victimes a doublé en 6 ans — Escroquerie bancaire
Les escroqueries supérieures à 1000 euros représentent, quant à elles, une part bien moins importante. Un nombre qui a plus que doublé en six ans avec un préjudice le plus souvent inférieur à 300 euros.

En conformité avec son mandat, l'OIAC n'a pas dit qui avait pu utiliser ce chlore, dans cette guerre civile complexe qui déchire la Syrie depuis sept ans.

Le directeur de l'OIAC, Ahmet Uzumcu, a condamné "l'usage de produit chimiques toxiques en tant qu'armes par qui que ce soit, pour quelque raison que ce soit, et quelles que soient les circonstances". Ces actes sont contraires à l'interdiction absolue des armes chimiques.

D'autant que les investigations de l'OIAC ne sont pas terminées. L'équipe de l'OIAC a exhumé des corps et rassemblé une centaine d'échantillons environnementaux. Tous ces éléments sont actuellement analysés dans différents laboratoires.

Le régime syrien est également accusé d'avoir commis au moins trois autres attaques chimiques dans des villages en 2014 et en 2015.

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