Gaza: Macron "condamne les violences des forces armées israéliennes"

17 Mai, 2018, 21:59 | Auteur: Armand Coulomb
  • Raid israélien contre Hamas pendant des manifestations sanglantes

Ainsi, en dépit de la déclaration de la secrétaire d'Etat anglaise au Proche-Orient et à l'Afrique du Nord, Alistair Burt, selon laquelle " le Royaume-Uni soutient une enquête indépendante sur ce qui s'est passé", le Conseil de sécurité de l'ONU se trouve bloqué par le veto américain. Soixante Palestiniens tués par balles de guerre, des milliers blessés, certains à vie: la répression d'Israël a, une fois de plus, montré de ce pays une image flétrie ce 14 mai.

Ces protestations ont coïncidé avec l'inauguration lundi à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis en Israël, cinq mois après la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu, une annonce qui a ulcéré les Palestiniens et réjoui les Israéliens.

La réunion du Conseil de sécurité a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes.

"Il a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques", lit-on dans le communiqué. Une position évidemment inacceptable pour les Américains qui viennent tout juste de transférer leur ambassade. "Aucun pays dans cette salle n'aurait agi avec autant de retenue que ne l'a fait Israël", a souligné la diplomate américaine.

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Ce n'est pas la première fois que la Commission prend ce type de décision. Mais pour l'instant, aucune sanction financière n'a été prononcée.

"La situation à Gaza (dirigé par le Hamas, ndlr) a très peu à voir avec le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem" lundi, a commenté le président du parlement israélien, Yuli-Yoel Edelstein, lors d'un déplacement à Paris. De son côté la France évoque une "réponse inadéquate et disproportionnée des forces de sécurité israéliennes".

Le Hamas était bien sûr présente mais lui imputer la responsabilité de la mort et des blessures causées par une armée israélienne sur-équipée et dressée pour tuer, comme les violences des semaines dernières le prouvent amplement, c'est cautionner la politique génocidaire d'Israël à Gaza. "Elle ne préjuge pas des négociations à venir", a-t-elle assuré alors que le processus de paix israélo-palestinien reste dans l'impasse.

L'armée israélienne a mené, hier, un raid aérien contre une structure du Hamas dans la bande de Ghaza, alors que des tirs meurtriers de soldats israéliens le long de la frontière ont fait une quarantaine de morts.

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