Les deux suspects mis en examen pour assassinat — Meurtre de Kévin

07 Juin, 2018, 22:54 | Auteur: Armand Coulomb
  • Edition numérique des abonnés

Le duo de suspects, qui compte la petite-amie de Kévin, aurait agit dans une dynamique "quasiment machiavélique", selon le parquet de Reims. Ils ont tous deux été placés en détention provisoire.

Les deux accusés ont été déférés au pôle criminel du tribunal de Reims mercredi 6 juin, où ils ont été mis en examen pour "assassinat", a déclaré Matthieu Bourrette, le procureur de la République. Il est décédé des suites de ses blessures. Il poignarde Kevin près d'une vingtaine de fois, dans le dos.

Les enquêteurs cherchent désormais à établir les responsabilités du crime entre A.et O. "Si la participation du jeune garçon semble relativement cernée, celle de la jeune fille et son rôle méritent d'être encore largement précisés", a ainsi commenté le procureur de la République, soulignant que l'instruction devrait affiner leur rôle et profil psychologique.

Son "presque petit ami". Elle a en effet d'abord raconté qu'un homme les avait agressés alors qu'ils se trouvaient dans le parc. Elle disait ne pas connaître l'agresseur et il n'y avait aucun autre témoin. Elle dresse le portrait d'un homme de "type basané", habillé en treillis militaire. Très vite, la fachosphère s'est emparée de ce portrait-robot, convaincue qu'il s'agit d'un "Arabe".

Plus de bikinis pour Miss America
Elles sont libres de choisir le maillot de bain ou la robe qu'elles veulent porter. Une nouvelle ère pour laquelle la France n'est visiblement pas prête.

Sur les réseaux sociaux, les éléments sont également troublants.

Marine Le Pen, elle, s'était aussitôt engouffrée dans la brèche, écrivant lundi sur Twitter: "Le principal suspect est issu de l'immigration. Je refuse de m'habituer à cette barbarie qui tue la jeunesse de France". Mercredi matin, les deux garde à vue se poursuivaient. Plusieurs coups de couteau sont donnés. En garde à vue, l'agresseur a reconnu être l'auteur des coups mortels tandis que l'adolescente niait elle toute implication. Un cadeau qui a servi d'arme du crime.

La petite amie de Kevin, témoin-clé de la scène, indique dans sa première déclaration que l'altercation a démarré lorsque l'individu a tenté de lui voler son sac à main. Il rêvait de rejoindre les rangs de l'armée. Quelques jours avant le drame, il s'est renseigné auprès d'une association historique sur le maniement d'un couteau de guerre. Sa devise sur Instagram était: "Faites la guerre pas l'amour". De même source, ses voisins décrivent un adolescent "solitaire". Elle est décrite comme "un peu instable", mais "sans méchanceté".

Kévin, 17 ans, a été retrouvé mort poignardé samedi dans un parc de la ville de la Marne.

Recommande: