L’Assemblée vote l’interdiction du portable à l’école

08 Juin, 2018, 14:13 | Auteur: Armand Coulomb
  • VERS UNE INTERDICTION DU

La proposition de loi sur l'interdiction du téléphone portable à l'école et au collège pour les élèves, doit être examinée en séance publique jeudi 7 juin à l'Assemblée nationale. C'est l'argument avancé par les députés de La République en marche avec l'amendement n°24 concernant le projet de loi sur l'interdiction de l'usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges.

S'il a reconnu que l'interdiction était déjà " dans les faits possible ", cet ex-directeur général de l'enseignement scolaire auprès du ministre de droite Luc Chatel de 2009 à 2012 a fait valoir que son effectivité " n'[était] pas assurée ".

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Promesse de campagne du chef de l'État, Emmanuel Macron, le texte vise à prohiber le téléphone portable et tout autre outil de communication électronique (tablette, montre connectée et toute future invention de ce type) dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges. Les activités à l'extérieur, comme le sport, seront aussi concernées pour les quelque 8,5 millions d'élèves du public. Le code de l'éducation interdit, depuis la loi du 12 juillet 2010, les téléphones portables " durant toute activité d'enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur ". Alors que près de neuf jeunes sur dix de 12 à 17 ans (86%) possèdent un smartphone, la rapporteure Cathy Racon-Bouzon (LREM) a insisté sur le fait qu'"en pratique" la disposition n'est appliquée que dans "la moitié" des établissements, plusieurs élus de la majorité vantant "un droit à la déconnexion" pour les enfants. "Mardi soir, lors de l'inauguration du " Lab de l'Education nationale", présenté comme " un lieu dédié à l'innovation ", Jean-Michel Blanquer s'est lancé dans un plaidoyer pour le " bon usage des technologies ". Mais le ministre a défendu le besoin "d'une base juridique beaucoup plus solide". "L'ex-prof de maths Frédéric Reiss (LR) a dénoncé " une pure opération de communication ", Michèle Victory (PS) un " changement purement cosmétique " et les Communistes un texte " absurde ".

" Nous passons d'un principe d'autorisation, sauf là où c'est interdit, à un principe d'interdiction ", a résumé le président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation Bruno Studer (LRM) et ancien professeur d'histoire-géographie. Personnel et enseignants exclus de la mesure Le texte a pratiquement été inchangé lors de son examen dans l'Hémicycle. "Le ministre a jugé que ce ne serait " pas opportun ", notamment pour éviter des " effets pervers " en termes de sécurité.

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