Un réfugié soupçonné d'être un cadre de Daech

08 Juin, 2018, 21:33 | Auteur: Armand Coulomb
  • L'interpellation avait eu lieu dans le quartier de Hauteville à Lisieux, le 6 mars 2018

Cadre présumé de l'Etat islamique, un Irakien a été arrêté et mis en examen en mars dernier à Paris.

Ahmed H. est notamment poursuivi pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et pour "crimes de guerre". En outre, il aurait participé à des massacres, selon des sources proches du dossier.

On le soupçonne d'avoir participé au massacre militaire du camp de Tikrit au nord de Bagdad en 2014. En novembre, le parquet de Paris décidait d'ouvrir une information judiciaire le concernant, confiée pour la première fois conjointement à des juges antiterroristes et à un de leurs collègues du pôle "crimes de guerres et crimes contre l'humanité" du tribunal de Paris, a indiqué le parquet. Or, des hommes armés y avaient enlevé des centaines de jeunes recrues de l'armée irakienne, essentiellement chiites. Une large partie de la cellule jihadiste qui a frappé la France et la Belgique, lors des attentats de 2015 et 2016 revendiqués par l'EI, était en effet parvenue à rentrer des zones de combat irako-syriennes en se mêlant aux civils. L'individu fait également l'objet d'une procédure judiciaire en Irak, où les autorités le soupçonnent d'avoir administré la région de Samarra, au nord de Bagdad, pour le compte de l'organisation jihadiste, a ajouté la source proche de l'enquête. Il avait dans la foulée et comme le prévoit la loi, bénéficié d'une carte de résident valable dix ans.

Ottawa réagit avec force — Taxes sur l'acier
Wilbur Ross a ajouté que ces taxes entreraient en vigueur à minuit, heure de Washington , soit vendredi 6 heures, à Paris. Le Mexique est d'ailleurs le principal acheteur d'aluminium américain et le second acheteur d'acier américain.

Détecté à l'été 2017 il a été subrepticement suivi par les services de renseignement.

Dans des cas comme celui d'Ahmed H., où une notice rouge Interpol a déclenché, après sa demande d'asile politique, l'action immédiate des renseignements et de la justice à l'été 2017, "ce n'est plus seulement le passé de la personne qui est exploré, mais aussi le passé de toutes celles et de tous ceux qui auraient pu venir dans la même cohorte en France et demander le statut de réfugié", a précisé Gérard Collomb. Ou de lien dans la zone irako-syrienne. D'après TF1/LCI, à ce stade de l'enquête, rien ne laisse penser que cet Irakien installé en France faisait autre chose que refaire sa vie. L'Etat a décidé de lui retirer son statut de réfugié.

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