Bataclan : des familles réclament des comptes

11 Juin, 2018, 16:57 | Auteur: Armand Coulomb
  • 13-Novembre des familles de victimes portent plainte pour non-assistance à personne à péril

Depuis, une question l'obsède: pourquoi les militaires de l'opération Sentinelle ne sont-ils pas intervenus alors qu'ils étaient à proximité des lieux?

Le Procureur de la République a reçu ce vendredi 8 juin une plaine contre X pour non assistance à personne en péril, déposée par un collectif de familles.

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D'après le quotidien Corriere Della Sera , la lettre décrit La Valette comme "le port le plus sûr" pour accueillir ce bateau. Malte avait démenti cette version des faits, affirmant agir toujours "dans le respect des conventions internationales ".

Elles demandent qu'une enquête soit menée et veulent obtenir des réponses à leurs interrogations. "Quelques poignées de minutes après le début de l'agression, un équipage de la Bac arrive sur place, immédiatement rejoint par huit militaires de la force Sentinelle armés de Famas", précise-t-il à France Bleu Paris. "Clairement, un ordre a été donné aux soldats Sentinelle de ne pas engager le feu alors qu'ils avaient en ligne de mire des terroristes", explique ce dernier, confessant ne pas savoir qui avait donné l'ordre de ne pas intervenir. Ils ont également, toujours en application du règlement, refusé de donner leur arme aux policiers pour riposter aux tirs des djihadistes. "Devant la commission, il a expliqué avoir reçu pour réponse de la Préfecture de police de Paris: 'Négatif, vous n'engagez pas les militaires, on n'est pas en zone de guerre'. En audition devant la commission parlementaire, le ministre de la Défense de l'époque, Jean-Yves Le Drian, avait rappelé que les unités de Sentinelle dépendaient de l'autorité du Préfet de police". "On leur a interdit une intervention physique, c'est-à-dire de rentrer (dans le Bataclan), mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers", ajoute Samia Maktouf, estimant qu'" on n'aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort ". "Sa réponse a été aussi froide et violente qu'inacceptable: 'il est impensable de mettre des soldats en danger dans l'espoir hypothétique de sauver d'autres personnes'", affirment les avocats dans un communiqué commun. "C'est regrettable qu'il faille porter plainte pour que ces faits soient examinés sérieusement ".

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