Justin Trudeau reçoit l'appui de Scheer et Harper — Attaques de Trump

12 Juin, 2018, 08:13 | Auteur: Armand Coulomb
  • Donald Trump et Justin Trudeau ont rencontré les médias à l'issue de leur rencontre bilatérale lors du G7 tenu à La Malbaie

Le président Trump a prétendu que M. Trudeau n'avait pas à se plaindre des tarifs de 25 % et 10 % sur l'acier et l'aluminium, car le Canada fait bien pire en imposant un droit de douane de 270 % sur les importations de produits laitiers.

Un député néo-démocrate, Charlie Angus, a qualifié le comportement de Donald Trump de " lamentable ". Elle concerne. les sourcils de Justin Trudeau.

Les horaires d'arrivée et de départ du locataire de la Maison Blanche en disent long sur sa volonté de ne rien céder face à ses homologues et d'imposer son rythme. Il est clair que depuis le début, Donald Trump - qui se définit comme un protectionniste pur et dur - ne voulait pas d'un tel compromis.

Même des opposants aussi féroces qu'Andrew Scheer ou le premier ministre élu de l'Ontario, Doug Ford, se sont engagés à appuyer le gouvernement fédéral dans ses efforts à résoudre ce qui ressemble de plus en plus à une guerre commerciale avec les États-Unis. Sur Twitter, il a soutenu avoir conclu au G7 un "accord historique " qui "favorisera la prospérité des citoyens et l'économie, protégera la démocratie, préservera l'environnement et garantira les droits des femmes et des filles dans le monde ".

"Arrêtons de provoquer les États-Unis, arrêtons de prendre des balles pour le Mexique, amorçons des négociations bilatérales et cessons de discuter avec l'Iran", a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

" C'est un acte illégal, c'est un acte injustifié", a déclaré la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland à propos des tarfis douaniers.

Un conseiller de M. Trump a même osé promettre "une place en enfer" au jeune dirigeant canadien.

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Mick Gordon composera une nouvelle fois la bande originale, et les développeurs promettent des ennemis et capacités inédites. Elle sera visible directement sur place pour les visiteurs du salon, et en streaming pour le reste du monde.

De la France en passant par l'Allemagne, mais aussi au sein même des États-Unis, les déclarations agressives de Trump et sa bande ont été vigoureusement dénoncées. Une déclaration qu'Angela Merkel a toutefois nuancé.

Le G7 a malgré tout permis d'annoncer un financement de près de 4 milliards $ pour aider les jeunes filles en zone de guerre à avoir l'accès à l'école. Quelques heures plus tard, piqué au vif par ces paroles, le milliardaire a tweeté, depuis Air Force One, qu'il avait ordonné à ses représentants de retirer le sceau américain du communiqué final. Avant d'ajouter: "Très malhonnête et faible".

Le président français Emmanuel Macron a appelé à s'élever au-dessus de la mêlée dans la foulée de la volte-face du président américain. "Soyons sérieux et dignes de nos peuples". Elle a notamment souligné que cette "coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots". "Nous nous y tenons, et quiconque les quitterait le dos tourné montre son incohérence et son inconsistance ", a fait valoir l'Élysée.

Mais Donald Trump s'est brusquement retiré de l'accord, quelques heures après l'avoir validé. "C'est dur, c'est décevant cette fois-ci, mais ça n'est pas la fin" du G7, a-t-elle déclaré sur la chaîne allemande ARD.

Des tarifs douaniers sur les importations de voitures et de pièces détachées pourraient affecter notamment l'industrie automobile allemande notamment et avoir des conséquences dévastatrices sur l'industrie automobile canadienne. "Vous pouvez détruire très rapidement une quantité incroyable de confiance avec un tweet. Cela rend d'autant plus important pour l'Europe de rester unie et de défendre ses intérêts de façon encore plus offensive", a tweeté M. Maas.

Aux États-Unis, tous ne partagent pas le point de vue de l'administration Trump. L'Amérique que vous avez connue reviendra.

Les commentateurs établissent un parallèle avec les tensions opposant le Premier ministre Pierre-Eliott Trudeau au président américain Richard Nixon qui l'avait qualifié en 1972, en privé, d'"intello pompeux" et de "fils de pute intelligent" pour être avoir rétabli les relations diplomatiques avec le régime communiste chinois.

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