Les critiques de Trudeau coûteront cher au Canada, promet Trump

12 Juin, 2018, 19:30 | Auteur: Armand Coulomb
  • G7: Trump joue l'apaisement avec le Canada tensions sur le libre-échange avec les

"En raison des fausses déclarations de Justin à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j'ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain!" a tweeté Donald Trump depuis l'avion qui l'emmène du Canada vers Singapour. Le texte ne règle toutefois pas le conflit actuel sur les droits de douane entre les Etats-Unis et ses six partenaires. Le communiqué final promet également de "moderniser l'OMC", et de "réduire les barrières tarifaires, les barrières non-tarifaires et les subventions".

Raillé il y a encore peu pour son récent voyage en Inde, qualifié de "fiasco", accusé par l'opposition de mal renégocier avec Washington l'Accord de libre-échange nord-américain, critiqué à gauche pour sa volonté de nationaliser un oléoduc, il est maintenant encensé pour sa posture face au président américain.

"J'étais d'abord assez satisfait du jeu de mot (" guerre", " tranché "... allusion à la " guerre de tranchées ") qui se dessinait sur le front des relations commerciales avec la surtaxation de l'acier européen à 25%. mais le titre prend aujourd'hui un tout autre relief avec un incident rarissime dans l'histoire du G7.

Justin Trudeau a suscité l'ire présidentielle en jugeant "insultantes" les taxes douanières américaines imposées aux exportations canadiennes d'acier et d'aluminium, au nom de "la sécurité nationale" des Etats-Unis.

Donald Trump n'a jamais caché qu'il donnait la priorité à sa rencontre de mardi matin avec M. Kim.

La partie du texte consacrée au commerce, contrairement à celle sur le climat, a été signée par les sept pays du G7, à la suite de pénibles négociations qui se sont poursuivies jusqu'à samedi. Ça va coûter beaucoup d'argent aux gens du Canada. "Ces tarifs illégitimes doivent recevoir une réponse équivalente", a déclaré Justin Trudeau précisant que ces représailles seraient mises en œuvre "sans ciller".

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Il a fallu que Halep tienne bon au service et pousse la Floridienne à la faute pour s'offrir une manche décisive. Menée 6-3, 2-0, elle a su surmonter son stress et la constance de son adversaire, impeccable jusque-là.

A cet égard, Donald Trump ne s'est pas privé de renouveler sa menace de surtaxer les voitures européennes (elles supportent un taux symbolique de 2,5% et celui-ci pourrait être aligné sur les 10% qu'applique l'Europe sur les voitures " made in USA ") et étrangères - au sens large - importées aux Etats-Unis. Washington a plaidé pour une réintégration de la Russie au sommet, dont elle est exclue depuis l'annexion de la Crimée en 2014.

Le président américain Donald Trump monte à bord d'Air Force One pour Singapour depuis Bagotville, Quebec, Canada, 9 juin 2018. "Cette compréhension collective est essentielle", avait-il commenté... avant que le président américain n'assène ce énième coup de pied dans la fourmilière, assurant par ailleurs qu'" il n'y aura plus de mesure unilatérale négative ". Il est clair que depuis le début, Donald Trump - qui se définit comme un protectionniste pur et dur - ne voulait pas d'un tel compromis.

"Je n'ai jamais entendu pareil langage, encore moins de la part de subordonnés du président et dirigé contre le premier ministre de leur plus grand ami et allié", a commenté Brian Mulroney.

Les dirigeants du G7 avaient quitté La Malbaie lorsque Donald Trump a décidé de déchirer l'accord final du sommet. Dernier arrivé, premier parti, jusqu'au bout il aura joué l'ambiguïté.

Le sommet du G7 se tiendra à l'été 2019 "dans la belle ville de Biarritz" (Pyrénées-Atlantiques), a annoncé samedi Emmanuel Macron, dont le pays prendra la présidence du groupe le 1er janvier 2019.

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