Sommet du G7: Trump retire son soutien à la déclaration commune

12 Juin, 2018, 02:56 | Auteur: Armand Coulomb
  • Le premier ministre canadien Justin Trudeau lors de la conférence de presse finale du G7 à La Malbaie au Québec le 9 juin 2018

C'est un sommet pour le moins chaotique qui s'est achevé samedi soir à La Malbaie, au Canada. Un revirement inattendu, après deux jours marqués par des sourires de façades et des désaccords sur le fond.

Après de difficiles négociations, le groupe des sept a fini par accoucher d'un accord sur 28 points samedi. "Un texte dénonçant le " protectionnisme " et appelant à " moderniser l'organisation mondiale du commerce", qui ne résout pas le conflit sur les nouveaux droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium.

"Le premier ministre Justin Trudeau du Canada a été si docile et si doux pendant nos rencontres au G7, tout ça pour ensuite donner une conférence de presse après mon départ en disant que "les tarifs américains sont un peu insultants" et qu'il ne se "laisserait pas bousculer", a-t-il persiflé. Le Premier ministre canadien avait réaffirmé à cette occasion que les taxes sur l'acier et l'aluminium étaient "insultantes", au regard de l'histoire entre les deux pays et avait confirmé des représailles pour juillet. Quelques heures plus tard, le milliardaire a tweeté, depuis Air Force One, qu'il avait ordonné à ses représentants de retirer le sceau américain du communiqué final, avant de traiter Justin Trudeau de personne "malhonnête et faible". Dimanche matin, l'Elysée a déploré le comportement du président américain: "La coopération internationale ne peut dépendre des colères et des petits mots. Soyons sérieux et dignes de nos peuples", a indiqué l'Elysée. Nous nous y tenons. "Et quiconque les quitterait le dos retourné montre son incohérence et son inconsistance". "L'Allemagne pourrait être tentée par un accord bilatéral" face aux menaces américaines de taxer les voitures allemandes importées aux Etats-Unis", souligne-t-elle. "Nous sommes la tirelire que le monde entier pille. Cela va cesser", avait déjà tempêté le milliardaire car les taxes européennes sur les importations de voitures en provenance des pays hors UE s'élèvent à 10%, quand les droits de douanes américains ne s'élèvent qu'à 2,5%.

Cabella trop cher pour les Verts — Mercato OM
Rémy Cabella a retrouvé des couleurs sur le plan personnel mais a aussi émerveillé le public de Geoffroy Guichard. C'est vrai que j'ai vécu de beaux moments cette saison dans un club qui reste mythique et une ambiance de folie.

Les propos du président américain inquiètent également le chef péquiste Jean-François Lisée, bien que Justin Trudeau ait promis que "si [Trump] s'attaque à la gestion de l'offre, il n'y en aura pas d'ALENA" jeudi dernier. Samedi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, avait expliqué que la Russie n'avait "jamais demandé à revenir" dans ce club fermé. "À ce déséquilibre commercial s'ajoute le fait que les États-Unis paient presque le coût total de la protection par l'Otan de ces mêmes pays qui nous arnaquent sur le Commerce (ils ne paient qu'une fraction du coût et rient!)".

"Sur sa page Facebook, l'élu démocrate a indiqué trouver " très étrange " que " le président Trump " se sente plus à l'aise avec " des dictateurs et des dirigeants autoritaires", qu'avec les dirigeants de plus grandes démocraties. L'union européenne a un excédent commercial de 151 milliards de dollars. "Ainsi, le Japon a refusé, comme Washington, de signer un engagement sur la lutte contre la prolifération des plastiques dans les océans". Invité de l'émission Dimanche en politique sur France 3, le socialiste a estimé que Donald Trump ne "respectait rien, ni les formes, ni les accords, pas davantage sa parole". Elle y est interprétée comme un symbole des différents entre les Etats-Unis et France en particulier, et plus généralement avec les autres pays du G7. "Monsieur Trump lui-même, les gens autour de lui, ont multiplié les déclarations qu'on peut qualifier d'agressives autour de l'économie du Québec, que ce soit les métaux, que ce soit la gestion de l'offre en agriculture, dit-il".

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