Face à Trump, le Canada se prépare à "tous les scénarios"

14 Juin, 2018, 20:54 | Auteur: Armand Coulomb
  • Justin Trudeau attire tous les regards lors du G7… à cause d'un détail physique: avez-vous remarqué ce qui cloche?

Après les menaces de Donald Trump visant les secteurs automobiles et laitiers, le Canada est prêt à toutes les éventualités, a déclaré Chrystia Freeland.

Mardi, le premier ministre canadien a fait preuve de prudence à propos de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena), parlant de " discussions fort fructueuses " avec M. Trump au G7, en tête à tête, tout en rappelant la " position ferme " du Canada face aux concessions que demandent les Etats-Unis.

SINGAPOUR | Le président américain Donald Trump a qualifié mardi de "bon " le dernier sommet du G7 au Canada, en dépit des querelles avec les alliés de Washington, mais a prévenu que les critiques de Justin Trudeau allaient coûter "cher " au Canada.

"Nous devons rester calme et poursuivre (le dialogue, Ndlr) malgré le psychodrame", a-t-elle observé.

Elle a jugé " absurde " l'enquête menée par Washington sur l'impact que les importations de véhicules assemblées au Canada par des constructeurs américains ont sur la sécurité nationale des États-Unis.

" Et depuis le début, nous avons dit que notre approche serait d'espérer le meilleur et de travailler pour le meilleur résultat possible, mais d'être toujours préparés pour le pire, d'avoir des plans B, C, D, E et F, et peut-être jusqu'à la fin de l'alphabet", a affirmé Mme Freeland.

OTTAWA | Le conseiller de Donald Trump qui a déclaré qu'il y avait une "place spéciale en enfer" pour Justin Trudeau regrette ses propos, rapporte un média américain.

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La France arrive première avec 1,41 milliard d'euros devant l'Angleterre (1,39 milliard) et le Brésil (1,27 milliard). Elle a terminé à la 2e place des qualifications de la zone Asie derrière le Japon.

"Je l'avoue, c'était mon erreur, ce sont mes mots", a ajouté le conseiller économique du président Trump. "Le problème est qu'en transmettant ce message, j'ai utilisé un langage inapproprié".

M. Trudeau avait répété que les nouveaux droits de douane imposés par les Etats-Unis au Canada sur l'acier et l'aluminium étaient "insultants", au regard de l'histoire entre les deux pays, et comme l'Union européenne, il avait confirmé des représailles pour juillet.

Le premier ministre a préféré ne pas répondre directement aux commentaires intempestifs de M. Trump.

"L'important c'est que les Américains réalisent que les économies et les industries (canadiennes et américaines) sont intégrées" et que de nouvelles taxes douanières auraient des conséquences négatives de part et d'autre de la frontière, a poursuivi ce haut responsable.

Face à l'imprévisibilité américaine, le Premier ministre doit rencontrer mardi après-midi les représentants de l'industrie laitière canadienne afin de préparer la suite du bras de fer avec la Maison Blanche.

Frédéric Mérand, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal, a souligné que " ce qui est vraiment nouveau dans la relation canado-américaine, c'est le fait d'avoir aussi peu de confiance mutuelle ".

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