"Le président de la République et " le pognon des aides sociales

14 Juin, 2018, 23:10 | Auteur: Thibaud Popelin
  • Emmanuel Macron:

À l'occasion du congrès de la Mutualité française à Montpellier (Hérault), Emmanuel Macron s'est exprimé, ce mercredi 13 juin, sur les détails de sa politique sociale.

Et quand M. Macron affirme que "la solution n'est pas de dépenser toujours plus d'argent", certains redoutent de futures coupes budgétaires.

Pour dénoncer un système "trop complexe" et "peu humain", il a pris l'exemple du RSA, soutenant de manière assez brutale que s'il avait augmenté ces dix dernières années de 80%, l'accompagnement de ses bénéficiaires avait baissé dans le même temps de 40% "en termes de dépense". Caméra à l'épaule pour saisir sur le vif Jupiter en train de recadrer son équipe pour mettre de la cohérence et " un fil directeur " dans son volet social et langage cru pour s'adresser à ceux " qui ne sont rien " et donner l'illusion d'un élan social après la loi travail XXL, la hausse de la CSG, parcoursup et la bataille du rail. Mais qu'on verrait également la construction d'"un nouveau risque: répondre à une nouvelle vulnérabilité sociale". La Sécurité sociale comporte aujourd'hui quatre branches: maladie, accidents du travail, retraite, famille.

"Je vais faire un constat qui est de dire: on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif, s'enflamme-t-il. "Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres." ". D'après lui, "il ne faut pas considérer qu'il y aurait d'un côté ceux qui croient dans la transformation sociale et qui aligneraient les lignes de crédit et ceux qui n'y croient pas et qui seraient forcément pour réduire les dépenses.".

Rassemblement national : Gilbert Collard visé par une plainte pour viol
Une information que dément farouchement Gilbert Collard, qui a décidé de porter plainte à son tour pour "dénonciation calomnieuse".

Tout d'abord parce que la vidéo a été diffusée sur le compte Twitter de Sibeth Ndiaye, conseillère presse et directrice de la communication de l'Elysée, avant d'être relayée sur le compte officiel d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron "fait, comme tous les ultralibéraux, porter la responsabilité de la pauvreté, du chômage, sur les chômeurs et les pauvres", a lancé sur BFMTV et RMC Marine Le Pen (RN, ex-FN).

Sur le fond, elle reprend finalement la même - et très ancienne - logique mise en avant dès que l'on veut révolutionner les politiques publiques: il faut passer de la logique de guichet qui enferme dans une société de "statuts" - ici les pauvres - à une logique de projet, qui "responsabilise", "éduque" et permet de "choisir les conditions de sa dignité". "Par l'éducation.", s'emballe-t-il ainsi. Il ne faut pas se "contenter de la redistribution monétaire" mais appeler à "une justice sociale effective plutôt que des incantations", a-t-il dit. Alors qu'à l'extérieur du corum des manifestants se faisaient entendre. Cette réforme permettra aux 95 % de Français couverts par une complémentaire santé d'accéder à des prothèses dentaires ou auditives et à des lunettes intégralement remboursées à partir de 2020.

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